Face à l'avion, les TGV Lyria sont sur les bons rails

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Lyria a transporté 5,9 millions de passagers en 2013.
Lyria a transporté 5,9 millions de passagers en 2013.

Un voyageur venant du centre de Paris et souhaitant rejoindre le centre de Genève mettra en moyenne 3 heures 27 s'il prend l'avion et 3 heures 37 s'il choisit le train. Pour le convaincre de choisir le rail, il faut lui offrir un repas et des journaux (quand il voyage en 1re classe). En prime, le passager peut même monter dans le TGV précédent ou emprunter le suivant gratuitement. Résultat, l'année dernière, Lyria, compagnie ferroviaire appartenant à 74 % à la SNCF et à 26 % aux Chemins de fer fédéraux (CFF), a enlevé 55 % de parts de marché sur Paris-Genève, 75 % sur Paris-Bâle (où EasyJet a préféré se retirer) et déjà 36 % sur Paris-Zurich, une ligne récente. Alain Barbey, le directeur général de Lyria, qui tenait jeudi matin une conférence de presse à Paris, a donc plutôt bon moral. Son entreprise ferroviaire a transporté 5,9 millions de passagers en 2013, soit une augmentation de 18 %, alors que l'on constate dans l'Hexagone un fléchissement du trafic. Et une augmentation de son chiffre d'affaires de 13 %, à 365 millions d'euros. À la conquête du sud de la France Les raisons de son succès ? Lyria ne se contente plus de relier les principales villes de Suisse - Bâle, Berne, Genève, Lausanne et Zurich - à Paris. Il dessert également Montpellier, Marseille et Nice. "Pour se rendre dans le sud de la France, les gens ont l'habitude de prendre leur voiture. Or, arrivés sur place, ils utilisent finalement assez peu leur...

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