Fabrice Del Taglia: « Chasser les « faux avis » en ligne»

le
0
« Les mauvaises pratiques en matière d'avis en ligne ne se limitent pas à celle des faux avis : rejets abusifs de vrais avis, modification de leur contenu, classement trompeur, etc. : autant de pratiques, plus insidieuses que les faux avis et dont les consommateurs ont peu conscience » (Photo: Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au numérique, janvier 2016).
« Les mauvaises pratiques en matière d'avis en ligne ne se limitent pas à celle des faux avis : rejets abusifs de vrais avis, modification de leur contenu, classement trompeur, etc. : autant de pratiques, plus insidieuses que les faux avis et dont les consommateurs ont peu conscience » (Photo: Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au numérique, janvier 2016).

Pour le directeur général de Nomade Aventure et président de la commission de normalisation Afnor sur l’« e-réputation », la loi pour une République numérique va réglementer l’usage des avis publiés sur les sites Internet ; une norme française, en voie d’adoption internationale, pourtant, existe déjà.

Par Fabrice Del Taglia, directeur général de Nomade Aventure et président de la commission de normalisation Afnor sur l’ « e-réputation »

Qui ignore encore l’importance des avis en ligne – ces petits paragraphes, publiés sur des sites Web marchands ou spécialisés dans les avis, souvent agrémentés d’une évaluation quantitative sous forme de note ou d’étoiles, rédigés (en principe) par des utilisateurs d’un produit ou service, qui donnent leur opinion sur celui-ci et relatent leur expérience ?

Ils sont devenus, au fil des ans, l’une des sources majeures d’information des consommateurs. Leur développement est à mettre en parallèle avec une forme de distanciation à l’égard du discours marketing des marques et du conditionnement publicitaire. Le principal bénéfice pour les consommateurs est en effet la possibilité de se forger une opinion non influencée, en principe, par le commerçant.

Mais c’est justement le risque qui menace tout l’édifice : que les mauvaises pratiques, régulièrement médiatisées (notamment celles des faux avis négatifs émanant d’un concurrent malveillant, ou des faux avis positifs pour améliorer artificiellement sa réputation digitale), érodent la confiance que les consommateurs placent encore (mais de moins en moins) dans les avis…

La France en pointe C’est pour endiguer cette tendance, au double bénéfice des entreprises et des consommateurs, que l’on a entrepris de réguler le secteur, d’abord par la voie de la norme volontaire, puis par celle de la loi. ...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant