Fabius redoute la mainmise des islamistes radicaux sur la Syrie

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PARIS (Reuters) - La Syrie risque de tomber entre les mains de groupes islamistes radicaux si la communauté internationale n'aide pas de façon plus substantielle l'opposition au président syrien Bachar al Assad, a déclaré lundi le chef de la diplomatie française.

Lors de l'ouverture d'une réunion internationale de soutien à la Coalition nationale syrienne, à Paris, Laurent Fabius a insisté sur la nécessité d'organiser cette opposition.

"Face à l'écroulement d'un Etat et d'une société, ce sont les groupes islamistes qui risquent de gagner du terrain si nous n'agissons pas comme nous le devons", a-t-il souligné.

"Nous ne devons pas laisser une révolte, qui avait démarré comme une contestation politique et démocratique, dégénérer en affrontement de milices."

Le ministre français des Affaires étrangères a ainsi jugé "décisif" que la coalition "prouve chaque jour à la population (syrienne) qu'elle est à ses côtés pour satisfaire ses besoins élémentaires et porter la promesse d'une Syrie réconciliée".

Les pays occidentaux sont préoccupés par la montée en puissance de groupes djihadistes au sein de la nébuleuse inorganisée de la rébellion anti-Bachar al Assad, ce qui entrave l'aide internationale à la Coalition nationale syrienne.

La réunion de Paris, à laquelle participent des pays occidentaux et arabes et les trois vice-présidents de la coalition, a pour objectif de remédier au manque de cohésion de l'opposition syrienne.

500 MILLIONS DE DOLLARS

"Le temps n'est pas de notre côté", a déploré l'un des vice-présidents, Riad Seif. "Nous avons besoin d'un gouvernement transitoire ou intérimaire pour porter secours aux millions de Syriens qui se trouvent dans les zones libérées et contribuer à la chute du régime (Assad)."

"Mais jusqu'à présent, nous n'avons reçu aucun fonds pour faire fonctionner un gouvernement", a-t-il ajouté.

Depuis sa formation en novembre, la coalition n'a pas réussi à élargir sa base en Syrie et sa crédibilité est sapée par son incapacité à collecter des armes et des fonds et à mettre sur pied un gouvernement transitoire.

Un autre vice-président, Georges Sabra, a estimé à au moins 500 millions de dollars les besoins de la coalition pour mettre sur pied un tel gouvernement

Laurent Fabius a fixé plusieurs objectifs à la réunion de Paris : répondre aux besoins de la population syrienne, poursuivre l'organisation interne de l'opposition, placer les unités combattantes de l'Armée syrienne libre sous autorité politique et préparer la transition post-Assad. Il a en revanche esquivé la question de l'armement des insurgés.

Il a par ailleurs estimé que de récentes déclarations du Premier ministre russe Dmitri Medvedev, jugeant "de plus en plus minces" les chances de Bachar al Assad de se maintenir au pouvoir, allaient "dans le bon sens".

"Ce que nous souhaitons, c'est que tout cela soit suivi de faits", a-t-il cependant ajouté. "Tous les observateurs de bonne foi reconnaissent que le régime de Bachar n'a pas d'avenir."

"Nous voulons éviter le chaos", a-t-il conclu. "Si on ne donne pas les moyens au peuple syrien d'aller jusqu'au bout, il y a le risque que les extrémistes et les terroristes prévalent. Le chaos, c'est aujourd'hui, pas demain."

John Irish, version française Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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  • M3984030 le lundi 28 jan 2013 à 18:09

    Et une fois de plus avec nos armes qu'on leur a genereusement dropé... bande de Blayrault

  • baljo le lundi 28 jan 2013 à 16:30

    ... organisations régionales (Union européenne, Ligue arabe, Amis de la Syrie) pour une coalition créée par l’OTAN qui n’a aucune représentativité populaire. »

  • baljo le lundi 28 jan 2013 à 16:29

    Cette ingérence est en contradiction avec les principes du droit international et de la charte l’ONU en 1945. « Aucun Etat ne doit entreprendre d’action visant au renversement par la force du régime en place dans un pays tiers. » Sur le plan diplomatique, le gouvernement français cherche donc à contourner la légalité du droit international pour favoriser la reconnaissance d’une « légitimité » factice par diverses...

  • raich2 le lundi 28 jan 2013 à 16:09

    Il vient juste de s'en apercevoir. Bizarre les russes le savaient déjà. Si Bachar dégage, je ne donne pas cher de l'embrasement du M.orient car les armes chimiques entre les mains desbarbus c'est une cata annoncée et M. Fabius trouvera le choix entre son bob, son képi, et sa casquette

  • baljo le lundi 28 jan 2013 à 15:48

    Non Fafa ne réfléchit pas ,il regarde la situation sur le terrain et il s'aperçoit qu'il s'est planté et qu'il va devoir retourner sa veste et manger sa kippa.

  • baljo le lundi 28 jan 2013 à 15:43

    Suite à leurs échecs à répétition dans leurs batailles de « libération » des villes annoncées ces dernières semaines, à Homs et Hama ou devant les Druzes de Soueida, les rebelles cherchent des victoires même illusioires à mettre en scène devant la caméra. Les voilà donc partis à la conquête de la prison d’Idleb et de l’aéroport d’Abou Zouhour, annoncés aussitôt « libérés » par les médias du pétrodollar, ce qui a été presque aussi vite démenti par les médias syriens.

  • LeRaleur le lundi 28 jan 2013 à 15:37

    Il a découvert ça tout seul. Bravo le Fafa.

  • a.guer le lundi 28 jan 2013 à 15:33

    si il n'y avait que la Syrie ! En fait, nous les français depuis Khomeiny n'avons cessé de promouvoir l'islamisme radical en soutenant les révolutions plutôt que les précédents dirigeants qui seuls étaient capables de museler l'islamisme

  • M4841131 le lundi 28 jan 2013 à 15:18

    moi, je n'y aurais jamais pensé

  • M4841131 le lundi 28 jan 2013 à 15:17

    qu'est-ce qu'il est intelligent !!!! heureusement qu'on a un ministre comme lui