Fabius réaffirme la nécessaire fermeté sur le nucléaire iranien

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LAURENT FABIUS RÉAFFIRME LA NÉCESSITÉ DE LA FERMETÉ SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN
LAURENT FABIUS RÉAFFIRME LA NÉCESSITÉ DE LA FERMETÉ SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

PARIS (Reuters) - La conclusion d'un accord intérimaire sur le programme nucléaire iranien entre les grandes puissances et Téhéran n'est possible que sur une base de fermeté, a déclaré jeudi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Les discussions entre le groupe P5+1 -qui réunit les cinq membres du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne- et l'Iran ont repris mercredi à Genève dans un climat tendu.

Le guide de la Révolution islamique Ali Khamenei a accusé la France d'avoir "cédé aux Etats-Unis" et de s'être "mise à genoux devant le régime israélien" en empêchant la conclusion d'un accord lors du premier round des discussions.

Invité sur France 2, Laurent Fabius a exprimé le souhait d'aboutir à un accord intérimaire avec Téhéran tout en réaffirmant la nécessité de le voir assorti de garanties solides.

"J'espère mais cet accord, cette ouverture, n'est possible que sur une base de fermeté", a-t-il dit. "J'espère qu'on va arriver à un accord solide. Ce que nous voulons nous c'est un accord qui permette d'aller vers plus de sécurité."

"Pour le moment les Iraniens n'ont pas cru pouvoir accepter la position des six, j'espère bien qu'ils vont l'accepter", a-t-il encore dit.

Laurent Fabius a expliqué la prise de position d'Ali Khamenei par l'existence de "contradictions au sein même du pouvoir iranien."

"D'après ce qu'on comprend il y a des gens qui sont plus conservateurs, d'autres plus ouverts, nous n'avons pas à entrer dans cela", a-t-il dit.

Lors d'une visite en Italie, François Hollande a estimé mercredi que les déclarations d'Ali Khamenei n'allaient pas "dans le sens de l'apaisement et de la compréhension".

Le chef de l'Etat a posé la semaine dernière à Jérusalem quatre conditions à la conclusion d'un accord intérimaire: le placement sous contrôle international de l'ensemble des installations nucléaires iraniennes, la suspension de l'enrichissement d'uranium à 20%, la réduction du "stock existant" et l'arrêt de la construction du réacteur de recherche d'Arak.

Marine Pennetier, édité par Eric Faye

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  • M6860185 le jeudi 21 nov 2013 à 09:16

    il prend un énorme risque. Les français sont tenus à l'écart de la discussion qui pourtant est vitale pour la stabilité planétaire. Pas de débat parlementaire non plus.