Fabius défend la nouvelle feuille de route de Hollande

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LAURENT FABIUS DÉFEND LE "PACTE DE RESPONSABILITÉ"
LAURENT FABIUS DÉFEND LE "PACTE DE RESPONSABILITÉ"

PARIS (Reuters) - Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, apporte dans une interview publiée vendredi par Les Echos un soutien appuyé à la proposition de "pacte de responsabilité" faite aux entreprises par François Hollande.

Ce pacte, a expliqué le 31 décembre le chef de l'Etat, est fondé sur l'idée d'alléger les charges sur le travail et les contraintes des entreprises, avec, en contrepartie, plus d'embauches et plus de dialogue social.

Il a également promis d'en finir avec "les excès" et "les abus" de la Sécurité sociale et de continuer à réduire les dépenses publiques pour pouvoir, à terme, diminuer les impôts.

"Je partage pleinement l'orientation donnée par le Président lors de ses v?ux", déclare Laurent Fabius.

"Adaptation, accélération, amplification ? Peu importe la sémantique, je considère que le chef de l'Etat indique la stratégie économique indispensable aujourd'hui pour le redressement de la France", ajoute-t-il.

Pour l'ancien Premier ministre du président François Mitterrand, qui fut aussi ministre de l'Economie, si la croissance du PIB français reste conforme aux prévisions actuelles du gouvernement pour 2014 (1%), elle ne sera pas suffisante pour diminuer durablement le chômage.

"Il faut chercher la croissance partout où elle est, ce qui implique en particulier d'être davantage compétitifs, d'attirer plus d'investissements chez nous et d'utiliser tous les gisements de croissance, notamment la transition énergétique", explique Laurent Fabius.

Il propose d'agir "avec force" sur trois leviers : la compétitivité des entreprises, "même s'il faut aussi des mesures sociales d'accompagnement qui sont utiles pour l'emploi", l'attractivité de la France et la "sobriété" en matière de dépenses publiques, et pas seulement de l'Etat.

"Il faut aussi regarder du côté des collectivités locales, des opérateurs de l'Etat, des régimes sociaux", dit-il.

La réduction des dépenses publiques est la "condition de l'allègement des impôts et des charges", fait-t-il valoir.

Un allègement de l'impôt que Laurent Fabius préconise également pour les ménages. "Dans la conjoncture actuelle, une stratégie fiscale ne peut réussir que si elle vise, entre autres buts, à alléger les impôts", explique-t-il.

Il admet que les entreprises françaises souffrent du "poids de la fiscalité" et de rigidités propres à la France.

"Il faut écouter notamment ce que nous disent les représentants des groupes étrangers installés en France", souligne Laurent Fabius.

Mais il plaide également pour une "diplomatie économique" à même d'améliorer un commerce extérieur lourdement déficitaire.

Il réplique enfin au Premier ministre britannique, David Cameron, qui a fait de la France une sorte d'anti-modèle et s'est dit prêt à dérouler le tapis rouge pour les entreprises françaises désireuses de s'expatrier.

"Les Britanniques ont un déficit structurel plus de deux fois supérieur au nôtre (...) et une dette publique plus élevée, sans même parler des questions de pouvoir d'achat et d'inégalités", fait valoir Laurent Fabius.

"Si par malheur, comme il en est parfois question, nos amis britanniques décidaient de quitter l'Union européenne, nous déroulerions certainement le tapis rouge pour leurs entrepreneurs", ajoute-t-il.

Emmanuel Jarry, édité par Pierre Sérisier

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  • M8252219 le vendredi 10 jan 2014 à 07:51

    PAROLES PAROLES. pas que des paroles. DES ACTES deux années d’errance. IL EST PLUS QUE TEMPS DE PRENDRE LA RESPONSABILITÉ DE LA CHARGE POUR LAQUELLE ON À SOLLICITÉ LES ÉLECTEURS

  • Berg690 le vendredi 10 jan 2014 à 00:22

    Et le fiston, donne nous des nouvelles.

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