Fabius au Proche-Orient en juin pour relancer les pourparlers

le , mis à jour à 15:58
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* Pourparlers israélo-palestiniens suspendus en 2014 * Fabius souhaite faire adopter une résolution (Actualisé avec précisions, diplomate français) PARIS, 28 mai (Reuters) - Laurent Fabius se rendra le mois prochain au Proche-Orient pour tenter de relancer les pourparlers israélo-palestiniens et convaincre les parties de souscrire à la résolution promue en ce sens par la France au Conseil de sécurité de l'Onu. "Je me rendrai avant la fin du mois (de juin) en Egypte, dans les Territoires palestiniens et en Israël", a déclaré le chef de la diplomatie française jeudi sur France Inter. Dans son entourage, on précise que la visite aura lieu dans la deuxième quinzaine de juin, avant la dernière session de négociation sur le nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances. "Nous voulons qu'on reprenne la négociation entre les deux parties et que cette négociation soit encadrée (...) sinon ou bien c'est l'opposition entre les territoires qui est très, très mauvaise, ou bien c'est le statu quo qui ne donne rien." La France souhaite faire adopter par le Conseil de sécurité de l'Onu une résolution qui définirait un cadre temporel et des paramètres en vue d'une reprise des pourparlers de paix. Le projet de texte a été remis récemment aux pays de la Ligue arabe, selon des diplomates français. "Vous connaissez l'analyse de la France : nous sommes pour une solution des deux Etats. Il faut assurer la sécurité d'Israël, c'est évident, mais il n'y a pas de sécurité et de paix sans justice. La justice n'est pas rendue aux Palestiniens donc il faut aller vers la solution des deux Etats", a dit Laurent Fabius. "La France a fait des propositions à Noël dernier mais on n'a pas pu les examiner parce qu'il y avait l'approche des élections israéliennes", a-t-il ajouté. GROUPE DE SOUTIEN INTERNATIONAL Selon des sources diplomatiques, le projet de résolution soutenu par la France prévoit la tenue de discussions sur une durée allant de 18 à 24 mois entre les parties concernées. Les pourparlers israélo-palestiniens ont été suspendus en avril 2014, les Palestiniens condamnant la poursuite de la colonisation dans les territoires occupés et les Israéliens dénonçant l'accord de réconciliation entre l'Autorité palestinienne et les islamistes du Hamas, au pouvoir à Gaza. Tout en se disant favorable à une solution à deux Etats, Benjamin Netanyahu, récemment réélu Premier ministre en Israël, souhaite également qu'Israël puisse conserver une partie des territoires occupés depuis 1967. (voir ID:nL5N0YH1ZP ) En décembre, les Etats-Unis ont voté contre une résolution palestinienne prévoyant un accord de paix d'ici douze mois et le retrait israélien des territoires occupés avant fin 2017. Avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement israélien et la dégradation de la situation régionale, Paris tente en coulisses de convaincre les Américains de poursuivre sur la voie d'une résolution. "La méthode américaine n'a pas fonctionné, donc l'idée c'était de créer les conditions pour soutenir cette négociation en créant un groupe de soutien international avec des Européens, de pays arabes, les Américains et tous ceux qui pensent être utiles", souligne un haut diplomate français. (Gregory Blachier et John Irish, avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • xk8r le jeudi 28 mai 2015 à 16:45

    et pendant ce temps là le chômage augmente.........