Fabius assure que la France agit pour les otages au Sahel

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LAURENT FABIUS ASSURE QUE LA FRANCE AGIT POUR LES OTAGES AU SAHEL
LAURENT FABIUS ASSURE QUE LA FRANCE AGIT POUR LES OTAGES AU SAHEL

PARIS (Reuters) - La France agit pour la libération des otages au Sahel mais se doit d'être discrète, a déclaré dimanche Laurent Fabius, qui s'est refusé à commenter l'appel de la famille de Pierre Legrand, enlevé au Niger, aux ravisseurs d'Aqmi.

Clément Legrand a adressé une vidéo au site internet Sahara Médias dans laquelle il interpelle Al Qaïda au Maghreb islamique. Son frère a été enlevé au Niger le 16 septembre 2010 avec trois de ses collègues de Sogea Satom, une filiale de Vinci.

"Nous ne comprenons pas pourquoi tout est bloqué", déclare notamment Clément Legrand dans la vidéo diffusée samedi.

"Nous tenons à vous dire que nous, les familles, faisons tout notre possible auprès du gouvernement, des entreprises mais aussi des Français pour que soit déclenchée une réelle négociation", ajoute-t-il.

Alain Legrand, leur père, explique à Ouest France que la famille, qui réside en Loire-Atlantique, a décidé ainsi "d'entrer en contact avec Aqmi à l'approche d'un troisième Noël sans nos proches, une situation insupportable".

"Nous posons aussi la question de l'avancée des négociations", ajoute-t-il.

Les familles des autres otages ont désapprouvé pour certaines cette démarche.

Le ministre des Affaires étrangères, comme son collègue de l'Intérieur Manuel Valls, ont refusé de commenter l'initiative de la famille Legrand mais ont fait état de la réprobation des autres familles. Ils disent tous deux comprendre l'angoisse et la douleur de proches de otages.

"DISCRETS"

"Nous agissons, mais nous le faisons dans la discrétion", a déclaré Laurent Fabius dans le cadre du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro.

"La cellule de crise du Quai d'Orsay (...) est en contact permanent avec les familles", a-t-il précisé, alors que ces dernières affirment ne pas être informés.

"Cela dit, il faut être à la fois actifs, les services le sont en liaison avec les entreprises, et discrets", a insisté le chef de la diplomatie française.

Dimanche matin, au "Grand Rendez-vous" Europe 1/i-télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a souligné qu'il s'agissait d'"un dossier extrêmement difficile qui est suivi personnellement par le président de la République".

Les familles des otages ont exhorté vendredi le chef de l'Etat à agir, alors que la France appuie le projet d'une intervention militaire dans le Nord-Mali.

Sept ressortissants français sont détenus au Sahel.

Gilberto Rodriguez Léal a été enlevé le 20 novembre dans l'ouest du Mali. Deux géologues, Philippe Verdon et Serge Lazarevic, ont été enlevés dans la nuit du 24 novembre 2011 dans le même pays.

Le nord du Mali est contrôlé par des groupes islamistes qui ont profité du chaos qui a suivi le coup d'Etat militaire du 22 mars à Bamako contre le président Amadou Toumani Touré pour s'emparer de plusieurs villes.

Aqmi a prévenu en octobre la France que toute tentative visant à libérer les six otages pourrait conduire à leur mort.

Sophie Louet

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  • Georg47 le dimanche 9 déc 2012 à 20:23

    Et si on échangeait les otages contre fabius...vous pensez qu'on y perdrait ?

  • nayara10 le dimanche 9 déc 2012 à 19:50

    Espèrons qu'il ira négocier sur place ..Nous attendons beaucoup de lui et pas que des paroles ...