Fabien Lemoine : "En 2010, j'ai voulu arrêter le foot"

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Breton comme Gourcuff, des cheveux blancs comme Toulalan, et un seul rein comme Jonah Lomu. Atypique dans le monde du foot, Fabien Lemoine s'offre depuis quatre ans le luxe d'être titulaire dans le club qu'il supportait adolescent. Rencontre avec un homme qui a "failli crever" sur une pelouse en 2010 et qui aujourd'hui profite de la vie.

Ton intérêt pour le foot, c'est ton père qui te l'a transmis ? Oui, lui il a joué très longtemps à un petit niveau, jusqu'à plus de 50 ans. Il n'y allait pas forcément pour jouer, mais prenait son sac au cas où il manquerait des joueurs. En vétéran, tu te retrouves souvent à neuf, car tu as des mecs qui n'ont pas le temps ou pas l'envie. Lui entrait dès qu'il manquait quelqu'un, faisait l'arbitre de touche si nécessaire. C'est vraiment un passionné de football, c'est lui qui m'a emmené le premier au stade, mais c'est moi qui me suis pris au jeu quand j'ai vu que cela se passait bien. Jamais mes parents ne m'ont poussé dans cette voie, c'est moi qui ai demandé à passer les tests à Rennes.
Quand ils ont vu que tu te rapprochais d'une carrière pro, ils t'ont conseillé ou mis en garde ? Je n'ai jamais dérivé, j'ai toujours travaillé dur pour arriver au bout, et même en travaillant dur, je suis passé par la petite porte. Je n'avais pas de marge de manœuvre, mais ma ligne directrice a été bonne : le travail pour progresser et rester en pro. Je n'avais pas de plan B à part le foot, même si je travaillais bien à l'école. Je travaillais même très bien, mais dès lors que je suis arrivé à l'internat de Ploufragan, le centre de préformation de Rennes, c'est devenu plus dur. Vu que cela se passait bien en foot, j'ai lâché progressivement l'école, surtout quand j'ai intégré le centre de formation de Rennes. À partir de la première, je voulais faire une formation industrielle, mais on m'a poussé à faire ES, au prétexte qu'il y avait plus de débouchés après, mais j'ai regretté, car j'avais plus de taf que les mecs en STG. Je les voyais jouer, alors que moi, j'avais plus de boulot. Au final, j'ai raté deux fois le bac et je ne l'ai pas repassé. À cette époque, j'aurais dû m'affirmer, car là avec mes gosses, je n'ai plus le temps de le passer.
Tu as grandi à Saint-Étienne-en-Coglès en Bretagne, et tu supportais Saint-Étienne dans le Forez. Simplement à cause du nom ? J'ai un cousin par alliance qui était fan des Verts, on en parlait, et j'ai commencé à suivre cette équipe. Deux-trois matchs à la télé, l'ambiance du Chaudron, le quadruplé d'Alex contre Marseille, les derbys... J'aime la philosophie du club, sa mentalité offensive, son gros public. J'ai commencé à supporter l'équipe et…


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