Fabien Galthié livre ses quatre vérités

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Fabien Galthié livre ses quatre vérités
Fabien Galthié livre ses quatre vérités

Dans une interview accordée à Midi Olympique, Fabien Galthié est revenu sur l'échec du XV de France à la dernière Coupe du monde, la formation des jeunes joueurs de l'Hexagone et relativise sur le début de saison moyen de Toulon et ses " stars ".

Dans les colonnes de Midi Olympique, l’ancien demi de mêlée du XV de France Fabien Galthié est revenu, dans un premier temps, sur le début de saison plus que moyen du RCT, évoquant le nombre de blessures conséquent pour le club varois. « Ses joueurs majeurs sont tous blessés (...), Tu as beau t’appeler Toulon, tu as beau compter trois titres de champion d’Europe consécutifs, c’est trop. Dans ce contexte, avoir gagné au Leinster et rester encore en course pour la qualification en coupe d’Europe, c’est déjà beau », estime l’ancien entraîneur de Montpellier. Sur l’adaptation difficile de Ma’a Nonu sur la Rade, Galthié redirige le problème plutôt sur Quade Cooper. « Le problème n’est pas au centre. Ma’a Nonu s’entendra un jour avec Mathieu Bastareaud. En revanche, Quade Cooper est un peu perdu en ce moment ».

« Philippe Saint André n’était pas tout seul, que je sache »

Concernant le passé récent du XV de France, l’ancien coach du Stade Français se montre beaucoup plus critique. « Afin de transformer une sélection en équipe, il faut avant tout s’appuyer sur un projet de jeu cohérent et performant, ce qui n’était pas le cas lors du précédent mandat ». Selon lui, il ne faut pas jeter la pierre seulement à Philippe Saint-André, l’ancien sélectionneur. « Philippe Saint-André cristallise toutes les critiques. Mais il n’est pas le seul responsable. Il avait un staff autour de lui, que je sache ». Pour Fabien Galthié, le projet de jeu du XV de France n’était pas adapté aux exigences du rugby international. « Le projet était uniquement basé sur du défi physique et une hypothétique prédominance dans les duels. Il n’existait que très peu de solutions offensives. Ce projet de jeu fut donc un échec. Les faits en attestent ». Fabien Galthié espère que le Tournoi des VI Nations ne sera pas un champ « d’expérimentation » pour le prochain Mondial. « Le Tournoi est une compétition majeure, prestigieuse (...), L’équipe de France se doit donc d’y répondre présent. Pour moi on juge un mandat de sélectionneur à ses performances dans le Tournoi ».

« On me parle de formation, mais qui formera les formateurs ? »

Pour l’ancien international, le système de formation français dans son ensemble doit être remis en cause, à commencer par le nombre de matchs, pas assez conséquent à son goût, dans les jeunes catégories. « Les jeunes rugbymen ne jouent pas assez. Quand tu as 15 ans, tu peux jouer tous les week-ends. (...) Par ces répétitions de matchs, les joueurs développent des compétences techniques et, surtout, des outils mémo-techniques qui les aideront, plus tard, à se placer et se replacer sur un terrain de rugby. Mon fils est âgé de 15 ans et joue en cadets, à Montpellier. (...) Il y a en tout et pour tout dix-huit matchs dans l’année ». Enfin, l’ancien joueur de Colomiers s’est dit inquiet sur la formation des...formateurs. L’exemple néo-zélandais devrait être suivi, selon lui. « On me parle de formation, mais qui formera les formateurs ? Il existe un programme en Nouvelle-Zélande, appelé « coach the coach. (...) De la base au sommet, le rugby néo-zélandais partage ainsi une même philosophie de jeu. Chez eux, le fil directeur est clair ». Le système français livrerait trop à eux-mêmes les éducateurs français. « Nos éducateurs sont aujourd’hui des bénévoles. Ils font ce qu’ils peuvent ou ce qu’on leur dit de faire. Mais ne sais pas si les exercices proposés sont vraiment modernes ou judicieux ». La Fédération française de rugby appréciera.

 

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