F1: un employé de Force India quitte Bahreïn par sécurité

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MANAMA (Reuters) - Un employé de Force India craignant pour sa sécurité a été autorisé à quitter Bahreïn, quatre jours avant le Grand Prix qui doit se dérouler dans le royaume, secoué depuis un an par une vague de manifestations et d'arrestations, a annoncé jeudi l'écurie de Formule Un.

Mercredi soir, un véhicule de location revenant du circuit est resté bloqué après l'explosion sur l'autoroute d'un engin incendiaire. Il n'y a pas eu de blessé.

Plusieurs manifestations de protestation contre la tenue du Grand Prix et contre le gouvernement ont eu lieu mercredi soir à Manama et dans les environs. D'autres sont prévues avant dimanche dont une, selon l'ambassade des Etats-Unis, près du circuit.

L'équipe MRS qui devait participer ce week-end à Bahreïn aux séries Porsche SuperCup a de son côté déclaré forfait pour des raisons de sécurité.

Les autorités affirment que les équipes de F1 n'ont pas de souci à se faire mais ce n'est pas l'avis de John Yates, ancien chef-adjoint de la police londonienne.

Engagé par le gouvernement bahreïni pour superviser la réforme des services de police du royaume, il estime que les participants au Grand Prix ne bénéficient d'aucune garantie.

"Les gens disent : nous pouvons vous garantir la sécurité. Bien sûr que non. Je serais stupide d'avancer cela", déclare-t-il dans une interview au quotidien londonien The Guardian. "Je pense plus probablement qu'il y aura des manifestations sur la route du circuit et dans les villages environnants", dit-il.

Jeudi matin, la présence policière était discrète autour du circuit mais il est probable qu'elle sera renforcée les jours prochains et le soir, lorsque les équipes quittent le circuit pour regagner Manama.

Alan Baldwin, Pascal Liétout pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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