F1: Sebastian Vettel remporte le Grand Prix d'Inde

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par Alan Baldwin

GREATER NOIDA, Inde (Reuters) - Sebastian Vettel a remporté dimanche le Grand Prix d'Inde de Formule un, son quatrième titre d'affilée et conforte sa première place au classement du championnat du monde à trois courses de la fin de la saison mais Fernando Alonso résiste.

Sur le très poussiéreux circuit de Buddh, à une quarantaine de km de New Delhi, le pilote allemand de Red Bull a devancé de neuf secondes l'Espagnol de Ferrari et le précède désormais de 13 points au championnat du monde.

Alonso peut cependant encore espérer arracher un troisième titre au cours des trois dernières courses à Abu Dhabi, aux Etats-Unis (Austin) et au Brésil, les 4, 18 et 25 novembre.

"Ce n'est pas facile en ce moment de rivaliser avec Red Bull mais nous n'abandonnerons pas", a dit l'Espagnol. "Bravo à Red Bull et à Sebastian mais nous voulons être heureux au Brésil. La saison ne s'arrête pas ici et je suis sûr que nous y arriverons."

Aucun autre pilote ne reste dans la course au titre.

"C'est un Grand Prix très spécial. Je ne sais pas ce qu'a ce circuit mais j'aime vraiment sa fluidité", a dit Vettel qui avait déjà remporté de la pole position la première édition du Grand Prix d'Inde.

Le pilote allemand a également signé une quatrième victoire d'affilée avec pole position, exploit qu'il n'avait encore jamais réussi.

Il a également été en tête du premier au dernier tour et à chaque tour des trois derniers Grands Prix. Le dernier à avoir inscrit cette ligne à son palmarès était Ayrton Senna en 1989.

"C'est un nouveau pas pour nous mais il reste encore un long chemin à faire", a-t-il dit avant de démentir les rumeurs sur son un possible départ de Red Bull pour Ferrari en 2013.

"TRÈS HEUREUX CHEZ RED BULL"

"Je suis à 100% avec eux (ndlr: l'écurie) et je sens qu'ils sont à 100% derrière moi. Je veux donc mettre les choses au point", a-t-il dit.

"On ne peut pas connaître tout le monde et il est difficile de parler avec tout le monde mais s'il y a des conneries dans la presse, il est évident qu'il peut y avoir des inquiétudes à l'usine."

"Il n'y a rien à rapporter, je suis très heureux chez Red Bull."

Symbole de sa supériorité, Red Bull a conforté sa première place au championnat du monde des conducteurs grâce à la troisième place de Marc Webber et compte 407 points contre 316 à Ferrari et 306 à McLaren.

Mark Webber a devancé les McLaren de Lewis Hamilton, qui a franchi le drapeau dans ses roues et Jenson Button cinquième à 26 secondes de Vettel.

L'Australien a peut-être laissé passer sa chance de remporter la course lorsque Vettel, en pole position pour la 35e fois de sa carrière, a légèrement raté son départ.

L'Australien a respecté la hiérarchie de l'écurie et de la fin de saison et a laissé passer l'Allemand.

Fernando Alonso, cinquième sur la grille, a en revanche brûlé la politesse à Lewis Hamilton. D'abord intercalé entre les deux McLaren derrière Jenson Button, il est vite passé de la quatrième à la troisième place.

Le départ a fait deux victimes.

Michael Schumacher (Mercedes), qui vit les dernières courses de sa carrière après 91 victoires, a été victime d'une crevaison après avoir été touché par un aileron du Français Jean-Eric Vergne (Toro Rosso).

Tous deux ont dû rentrer aux stands et se sont retrouvés aux avant-dernière et dernière positions.

Vettel, double champion du mode en titre, n'a plus desserré son étreinte sur le Grand Prix dont il avait remporté la première édition depuis la pole position l'an dernier.

A la mi-course, après 30 des 60 tours, l'Allemand comptait 12 secondes d'avance sur Webber. Alonso a soufflé la deuxième à Webber au 48e tour et Webber a dû s'accrocher pour résister aux derniers efforts de Lewis Hamilton.

Jean-Paul Couret pour le service français

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