F1: Sebastian Vettel proche d'un quatrième sacre historique

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SEBASTIAN VETTEL EN PASSE DE DÉCROCHER SON QUATRIÈME TITRE MONDIAL AU JAPON
SEBASTIAN VETTEL EN PASSE DE DÉCROCHER SON QUATRIÈME TITRE MONDIAL AU JAPON

par Alan Baldwin

SUZUKA, Japon (Reuters) - A seulement 26 ans, l'Allemand Sebastian Vettel pourrait devenir dimanche au Japon le plus jeune quadruple champion du monde de Formule Un et accessoirement le seul à avoir gagné quatre titres consécutifs dans l'histoire de ce sport.

L'équation est simple: avec 77 points d'avance sur son dauphin Fernando Alonso, le pilote Red Bull a besoin d'une victoire à Suzuka, comme l'année dernière, et que son rival termine au-delà de la huitième place.

Il restera quatre courses et l'Espagnol aurait alors un retard supérieur à cent points, impossible à combler.

"Pour être honnête, j'essaie de ne pas y penser", a expliqué Vettel le week-end dernier en Corée du Sud, où il a remporté un quatrième Grand Prix d'affilée.

Si l'Allemand a le talent et le sang-froid nécessaires pour sceller le sort de la saison dès dimanche, il faudra toutefois compter sur une défaillance d'Alonso, qui n'a terminé qu'une seule fois en 14 courses au-delà de la huitième place.

"Nous ne pensons pas au classement du championnat du monde des pilotes", a juré à Yeongam le patron de l'écurie Red Bull, Chris Horner, juste avant d'insinuer le contraire.

"Si la lune et les étoiles sont alignées, que Vettel remporte la course et que Fernando Alonso est au maximum neuvième, alors oui, théoriquement, Vettel peut être champion du monde", a-t-il expliqué avec une précision dans les détails trahissant sa connaissance de la situation.

"ON NE PEUT PAS S'ATTENDRE À DES MIRACLES"

"Notre approche à Suzuka sera la même que lors des autres courses cette année. Nous y allons pour donner le meilleur de nous-mêmes et le championnat du monde suivra", a-t-il ajouté.

"Tant que nous le gagnons, je me fiche du lieu où nous le gagnerons et je pense que nos chances de l'emporter à Suzuka sont minces. Depuis quand Fernando Alonso n'a-t-il pas terminé une course?", s'est interrogé Horner.

La réponse est venue immédiatement: l'an dernier, à Suzuka.

Du côté de Ferrari, l'heure est d'ailleurs à la résignation.

"Il faut être réaliste, nous savons qu'il est quasiment impossible de gagner le titre", a déclaré le directeur sportif de la Scuderia, Stefano Domenicali.

Alonso, sixième en Corée du Sud, est du même avis : "On ne peut pas s'attendre à des miracles d'ici la fin de la saison. La deuxième place au classement des constructeurs est probablement un objectif plus réaliste."

"Mais une chose est sûre, on n'abandonne pas déjà et on va faire de notre mieux jusqu'à la fin."

Olivier Guillemain pour le service français, édité par Grégory Blachier

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