F1: Sebastian Vettel peut s'attendre à moins de bruit

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par Alan Baldwin

SEOUL (Reuters) - Sebastian Vettel a été salué par des huées lors de sa troisième victoire consécutive au Grand Prix de Singapour mais peut s'attendre, en cas de succès en Corée du Sud dimanche, à un accueil moins hostile.

Les amateurs de F1 espèrent voir un autre pilote monter sur le plus haute marche du podium. Ils pourraient encore être déçus mais, si tel était le cas, ils seront sans doute plus nombreux à s'en plaindre devant leur poste de télévision que dans les gradins de Mokpo.

Le circuit de Yeongam, situé à trois heures de train de Séoul, est proche d'un port plus connu pour ses chantiers de construction navale que pour le tourisme ou la passion pour les sports mécaniques.

"L'ambiance sur ce circuit n'est pas grandiose car il n'y a pas beaucoup de spectateurs, mais la piste offre des défis intéressants et quelques très bons virages", a dit Mark Webber, coéquipier de Vettel chez Red Bull.

L'Australien était parti en pole position l'an passé mais Vettel s'était imposé, pour la deuxième année de suite sur ce circuit. L'Allemand fait aujourd'hui figure de favori pour la passe de trois.

D'autant que Vettel, 26 ans, est devenu un abonné du chiffre trois.

Il s'est imposé dans les trois dernières courses, en Belgique, en Italie et à Singapour. A Monza, il a remporté le Grand Prix pour la troisième année consécutive et quinze jours plus tard, il a réédité cette performance en Asie.

Une quatrième couronne mondiale consécutive lui semble promise et il pourrait même la coiffer avant la fin du mois.

DE LA CHANCE

Seuls Vettel et Fernando Alonso, son plus proche rival pour le titre avec tout de même 60 points de retard à six courses du terme de la saison, se sont imposés en Corée depuis l'apparition de cette course au calendrier, en 2010.

Alonso a, lui, besoin de l'emporter une nouvelle fois mais reconnaît qu'il lui faudrait un série de circonstances favorables pour ralentir la course de Vettel vers le titre.

"Nous avons besoin de chance sur les six dernières courses si nous voulons gagner le championnat", a dit le pilote Ferrari, après avoir terminé deuxième, pour la troisième fois de suite, dans la nuit de Singapour.

"Si nous ne pouvons pas gagner la course, nous devrons être à l'affut et essayer de saisir la moindre occasion. Mais soyons réalistes, nous savons que nous devrons être très très chanceux", a ajouté l'Espagnol.

Stefano Domenicali, le patron de Ferrari, mâche encore moins ses mots.

"La seule chose que nous pouvons faire est d'essayer de rester en embuscade au cas où il (Vettel) lui arrive quelque chose. Pour parler franchement, c'est notre unique chance de gagner le championnat", a dit l'Italien.

Le cauchemar de Fernando Alonso serait de voir, comme en 2012, un nouveau doublé des Red Bull. Mais il a déjà fait en sorte, bien involontairement, que cela n'arrive pas.

Webber, qui l'a devancé ces deux dernières années en Corée, a écopé d'une pénalité de 10 places sur la grille de départ pour avoir récolté à Singapour son troisième blâme de la saison.

TAXI

La sanction est intervenue après que Webber, une fois la ligne d'arrivée franchie, a abandonné sa voiture sur la piste après la fin du Grand Prix et regagné les stands assis sur la monoplace d'Alonso, transformé pour l'occasion en chauffeur de taxi.

Cette rétrogradation pourrait permettre à l'Espagnol de monter d'un cran sur la grille, même si une place en première ligne est également dans la ligne de mire des Mercedes de Lewis Hamilton et Nico Rosberg.

"C'est une bonne piste, avec des possibilités d'attaquer pour dépasser, ce qui en fait un beau défi pour les pilotes", a commenté Hamilton.

"Nous espérons améliorer nos performances en qualifications ce week-end pour nous donner la meilleure chance possible en course. J'espère que nous pourrons faire un gros week-end."

Lotus entretiendra de son côté l'espoir que les douleurs au dos de Kimi Räikkönen auront disparu après les moments difficiles traversés par le Finlandais à Singapour.

Chrystel Boulet-Euchin pour le service français, édité par Grégory Blachier

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