F1: Sebastian Vettel entre dans l'histoire

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SEBASTIAN VETTEL ENTRE DANS L'HISTOIRE
SEBASTIAN VETTEL ENTRE DANS L'HISTOIRE

par Alan Baldwin

SAO PAULO (Reuters) - Depuis ses débuts en Formule Un, alors qu'il n'avait pas perdu ses bouclettes d'adolescent, Sebastian Vettel a su dompter son petit grain de folie pour gagner en constance.

Dimanche, ses efforts et son talent ont été récompensés par un troisième titre mondial consécutif.

Sur le circuit d'Interlagos au Brésil, le pilote de l'écurie Red Bull, est devenu à 25 ans le troisième homme à coiffer trois couronnes de rang, mais aussi le plus jeune, après l'Argentin Juan Manuel Fangio et un autre Allemand, Michael Schumacher.

Depuis le début de sa carrière, Sebastian Vettel a été presque "le plus jeune" de tout.

Le plus jeune pilote à participer à des essais de F1, puis à marquer des points en Grand Prix, à décrocher une pole position, à remporter un Grand Prix et enfin à être sacré champion du monde.

Cette saison, l'Allemand a remporté cinq courses pour terminer avec seulement trois points d'avance sur Fernando Alonso.

IL RÊVAIT D'ÊTRE MICHAEL JACKSON

Surnommé "Baby Schumi" par la presse allemande depuis sa montée en puissance précoce, un sobriquet qu'il a longtemps rejeté, le pilote est toutefois loin de l'image de l'Allemand type.

Amateur des Beatles, friand de l'humour british et boulimique de séries télévisées anglaises, à commencer par les Monty Python, Vettel masque son sérieux sous un esprit sarcastique.

Il a également pour habitude de donner à ses voitures des noms féminins comme "Kate", devenue ensuite "la soeur délurée de Kate", "Liz, la voluptueuse", "Mandy, la chaude" ou encore "Kylie, la coquine".

Côté affaires, il est beaucoup plus sérieux. Pour preuve, il négocie lui-même ses contrats.

Né l'année où Red Bull a vendu sa première canette de boisson énergisante, l'as du volant, derrière ses airs d'écolier débraillé et son sourire espiègle, a toujours donné l'impression d'être un produit marketing rêvé pour le champion du monde des constructeurs.

Sur les traces de son aîné Schumacher, Vettel n'est toutefois pas devenu le Michael qu'il espérait.

"Je voulais devenir Michael Jackson quand j'étais petit", confiait-il en 2010 au site officiel formula1.com. "Ce fut un déchirement de constater que je n'avais pas la même voix".

Alan Baldwin; Simon Carraud et Chrystel Boulet-Euchin pour le service français, édité par Olivier Guillemain

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