F1: Mercedes et Schumacher mettent fin à un pacte manqué

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MERCEDES ET MICHAEL SCHUMACHER SE SÉPARENT
MERCEDES ET MICHAEL SCHUMACHER SE SÉPARENT

par Karolos Grohmann

BERLIN (Reuters) - Michael Schumacher va quitter Mercedes et s'il n'est pas encore certain que son départ soit synonyme de retraite sportive pour le pilote allemand, il sanctionne un retour au volant qui a terni une carrière autrefois quasi parfaite.

Champion du monde à sept reprises et vainqueur de 91 Grands Prix entre 1991 et 2006, Schumacher n'est monté qu'une seule fois sur le podium d'une course depuis qu'il a repris le fil de sa carrière, en 2010, après trois ans de retraite.

Observateurs et supporters s'étaient montrés sceptiques lorsque l'Allemand avait décidé de revenir à la compétition. A leurs yeux, il n'avait plus rien à prouver et donc bien plus à perdre qu'à gagner en se frottant à la nouvelle génération.

De fait, son retour a été immédiatement éclipsé par l'éclosion de son compatriote Sebastien Vettel, de 18 ans son cadet, champion du monde en 2010 et 2011.

L'an prochain, c'est le Britannique Lewis Hamilton, 27 ans et champion du monde en 2008, qui va le remplacer chez Mercedes, comme l'a annoncé l'écurie vendredi.

"J'ai connu trois belles années avec l'équipe mais elles n'ont malheureusement pas été aussi réussies que je l'avais espéré, sur le plan sportif", a reconnu Schumacher vendredi.

UN SEUL PODIUM

Michael Schumacher avait fait ses débuts en Formule Un à Spa, en 1991, après être passé par l'académie des jeunes pilotes de Mercedes. Il était ensuite devenu champion du monde avec Benetton-Ford en 1994, puis Benetton-Renault en 1995, et surtout avec Ferrari, cinq fois de suite, entre 2000 et 2004.

Mais il n'a plus gagné le moindre Grand Prix depuis 2006. Sa troisième place à Valence, cette saison, est le seul podium de sa "deuxième carrière". Et l'ancien patron incontesté de la Formule Un est devenu une sorte d'intrus dans les paddocks, où de nouvelles stars avaient émergé en son absence.

Autrefois si sûr de sa conduite, il s'est montré bien plus imprudent ces trois dernières années. Dimanche, il s'est ainsi rendu coupable d'une collision avec le Français Jean-Eric Vergne, qui lui vaut une pénalité de dix places sur la grille de départ du prochain Grand Prix du Japon, le 7 octobre.

Ni Mercedes, ni Michael Schumacher n'ont communiqué sur l'avenir du pilote allemand. Mais qu'il prenne sa retraite ou pas, l'Allemand peut garder la tête haute, a estimé vendredi le triple champion du monde autrichien Niki Lauda.

"Il n'a pas de raison d'avoir de regrets, même si son come-back ne s'est pas passé comme il l'aurait souhaité", a dit le néo-président non-exécutif du conseil d'administration de Mercedes.

"Ce n'est pas ça qui va faire vaciller sa statue. Il n'a simplement pas bénéficié d'une excellente voiture ces trois dernières années."

Baptiste Bouthier pour le service français, édité par Grégory Blachier

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