F1: détente à Shanghai après la tourmente des consignes d'équipe?

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VERS UNE DÉTENTE AU GRAND PRIX DE SHANGHAI APRÈS LA TOURMENTE DES CONSIGNES D'ÉQUIPE EN MALAISIE?
VERS UNE DÉTENTE AU GRAND PRIX DE SHANGHAI APRÈS LA TOURMENTE DES CONSIGNES D'ÉQUIPE EN MALAISIE?

par Alan Baldwin

SHANGHAI (Reuters) - La Chine rappelle de beaux souvenirs à Nico Rosberg qui devrait y puiser une motivation supplémentaire lors de son retour ce week-end à Shanghai, où l'on oubliera peut-être les accès de colère suscités en Malaisie par les consignes d'équipe.

Red Bull avait signé un doublé fin mars à Sepang avec la victoire du triple champion du monde Sebastian Vettel, qui avait ignoré les ordres de son équipe et doublé son équipier Mark Webber. Mercedes y avait aussi vécu son psychodrame.

"Souviens-toi de ça", avait lancé à la radio Rosberg au patron de Mercedes, Ross Brawn, après avoir obéi aux consignes et laissé passer son coéquipier Lewis Hamilton. L'Allemand, qui pensait être plus rapide que le Britannique, avait terminé au pied du podium.

Brawn s'est justifié en expliquant vouloir préserver ses monoplaces d'un risque de panne sèche.

Mais cette semaine, il se rappellera sans doute que l'an passé, en Chine, Rosberg a offert à Mercedes son premier succès en tant que constructeur depuis 1955.

L'Allemand entretient une relation particulière avec le circuit de Shanghai et la course de dimanche pourrait donner lieu à un juste retour des choses après la polémique de Sepang.

Rosberg a animé les trois derniers Grands Prix disputés en Chine et y a donc glané le premier succès de sa carrière en F1 l'an dernier, sur une monoplace qui a ensuite marqué le pas.

Brawn ne voit aucune raison pour que cela ne continue pas, d'autant que la voiture est désormais plus performante.

"C'était une journée très spéciale", s'est-il souvenu. "On a toujours l'impression de bien marcher en Chine et en particulier Nico, qui est très fort ici. Cela semble être une piste taillée pour lui."

RIVALITÉ CHEZ RED BULL

La course est d'autant plus prometteuse qu'Hamilton, champion du monde 2008, a lui aussi signé de belles performance à Shanghai. Il est le seul pilote à s'être imposé deux fois en Chine, où il a gagné en 2008 et 2011.

Mercedes compte donc dans ses rangs les deux derniers vainqueurs de la course.

"Nous avons fait un meilleur début de saison que ce à quoi nous nous attendions et avoir fini cinquième (en Australie), puis troisième est vraiment positif", a dit Hamilton.

"Et je crois que le meilleur reste à venir."

Red Bull sera au centre de l'intérêt des médias après les excuses faites par Vettel à son équipe et à Webber pour ne pas avoir respecté les consignes en Malaisie.

Le patron de l'écurie, Chris Horner, a dit que tout était réglé et l'habituel et insipide communiqué d'avant-course de Red Bull ne fait en aucun cas mention de la controverse.

Elle a toutefois été le principal sujet du rendez-vous entre Vettel et la presse, jeudi à Shanghai, où l'Allemand n'a pas exprimé le moindre regret: "J'étais plus rapide, je l'ai dépassé, j'ai gagné", a-t-il résumé.

McLaren, qui compte trois victoires à Shanghai, espère un coup d'accélérateur après deux premières courses décevantes qui ont vu Jenson Button, champion du monde 2009, se contenter de deux points.

"C'est drôle, le Grand Prix de Chine a toujours été comme un nouveau départ dans ma saison", a dit Button, qui a tout connu à Shanghai, de la victoire en 2010 à une embarrassante erreur survenue l'année suivante, lorsqu'il s'était arrêté au stand Red Bull au lieu de celui de McLaren.

"Tout le monde dans l'écurie a appris et s'est attelé à la tâche pour rendre les voitures plus performantes."

Fernando Alonso, sur Ferrari, espère signer un beau retour sur la piste après être sorti en Malaisie, tout comme le Finlandais Kimi Räikkönen, vainqueur de la course d'ouverture de la saison en Australie mais seulement septième à Sepang.

Les souvenirs d'Adrian Sutil à Shanghai ne sont, eux, pas forcément des meilleurs. Le pilote allemand de Force India avait été pris dans une rixe en boîte de nuit qui avait failli mettre un terme à sa carrière, en 2011.

Il avait été condamné à de la prison avec sursis et une amende puis écarté de l'équipe l'an passé avant de faire son retour cette saison.

Chrystel Boulet-Euchin pour le service français, édité par Grégory Blachier

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