F1: Alonso prêt à montrer les crocs à Abou Dhabi

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par Alan Baldwin

ABOU DHABI (Reuters) - Tel le samouraï tatoué dans son dos, Fernando Alonso se battra jusqu'au dernier souffle pour refaire son retard sur Sebastian Vettel au classement du championnat du monde des pilotes.

Le combat commence dès dimanche, à l'occasion du Grand Prix d'Abou Dhabi.

"Si l'épée se brise, attaque avec les mains. S'ils te coupent les mains, affronte ton ennemi avec tes épaules, même avec les dents s'il le faut."

Ces mots ne sortent pas de la bouche d'un chevalier mais bien de celle du double champion du monde de F1 espagnol, qui les a postés sur son compte Twitter dans la foulée du Grand Prix d'Inde, dimanche dernier.

Avec encore trois courses au calendrier, celui que l'on surnomme le "Taureau des Asturies" accuse un retard de 13 points sur le leader du championnat Vettel, qui reste sur quatre victoires consécutives.

S'il n'a plus gagné une course depuis juillet, Fernando Alonso reste toutefois aux yeux du microcosme de la F1 le pilote de cette saison 2012 qui a su tirer un maximum de sa Ferrari, moins performante que la Red Bull du pilote allemand.

Depuis que Vettel a entamé sa série de succès à Singapour, l'Espagnol n'a de cesse de mettre en avant sa philosophie orientale pour exprimer ses états d'âme et sa volonté de se battre bec et ongles.

"NOUS BATTRE JUSQU'AU DERNIER KILOMÈTRE"

"Si ton ennemi pense à attaquer par la montagne, prends-le par la mer. S'il pense à la mer, attaque-le par les montagnes", a-t-il ainsi déclaré après la victoire de Vettel au Japon.

"Seul un guerrier peut suivre la route qui mène à l'invincibilité. Si la vie est un défi, les défis ne sont ni bons ni mauvais, ils restent simplement des défis", avait-il dit après le Grand Prix de Singapour.

Après son accrochage avec le Français Romain Grosjean lors du GP de Belgique, l'Espagnol avait encore filé la métaphore guerrière.

"Il n'y a pas de victoires sans cicatrices, pas d'arc-en-ciel sans la pluie", avait-il dit.

Dimanche, à Abou Dhabi, il tentera de recoller à son adversaire et d'empêcher Red Bull d'entrer dans le club fermé des écuries ayant réussi à remporter le titre de champion des constructeurs trois années de suite.

Le président de Ferrari, Luca Di Montezemolo, croit pouvoir empêcher cela.

"Nous sommes prêts à nous donner à 120%, comme Fernando. Nous allons nous battre pour le championnat jusqu'au dernier kilomètre. Je suis très confiant", a-t-il ainsi expliqué en début de semaine.

Du côté de Red Bull, on s'attend également à une partie serrée aux Emirats arabes unis.

"Fernando est un pilote qui a de grandes qualités et Ferrari est une très bonne écurie. Il va falloir maintenir notre niveau et livrer une grande performance si nous souhaitons conserver notre avance", a dit à la presse ces derniers jours le patron de l'écurie Christian Horner.

"Nous avons travaillé très dur pour être aujourd'hui dans cette position et il y a au sein de l'équipe une détermination sans faille à garder cette dynamique au cours des trois dernières courses."

Olivier Guillemain pour le service français

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