F.Pietrus : " Le véritable objectif, c'est la médaille "

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F.Pietrus : " Le véritable objectif, c'est la médaille "
F.Pietrus : " Le véritable objectif, c'est la médaille "
Après la victoire de la France face à l'Espagne (65-52) en quarts de finale de Coupe du Monde, Flo Piétrus, l'intérieur tricolore, a réaffirmé que, malgré cet " exploit historique ", lui et ses coéquipiers n'en oublient par leur objectif premier : une médaille.

Florent Piétrus, quelle est la place de Vincent Collet dans cette victoire face à l'Espagne ?
C'est la tête de notre équipe. Son âme, aussi. Celui qui nous montre la voie et qui a cru à la victoire pas seulement depuis hier (mercredi) mais depuis le début de la compétition. Il nous a toujours répété, jour après jour, qu'il croyait en nous. Par moments, cela s'est avéré difficile d'avoir confiance en cette équipe mais le staff technique l'a toujours fait. Vincent Collet l'a d'ailleurs répété à de nombreuses reprises : son seul souhait était de jouer cette équipe d'Espagne à domicile. Il nous a motivés, remontés et cette victoire est totalement méritée. Il a fait un très grand travail.

On a finalement peu parlé de l'absence de Tony Parker dans ce Mondial...
Je peux vous dire qu'en tout cas on a eu pas mal de messages de soutien de sa part depuis la victoire d'hier. On sait très bien ce que Tony a réalisé depuis qu'il est en équipe de France. Cette année, c'est vrai que c'est différent. Je pense que si on en est là aujourd'hui, c'est qu'on avait de très bonnes bases, avec lui. Je ne peux pas dire qu'on est meilleur sans Tony, ce serait mentir. On a besoin de ses qualités, il nous rend la vie plus facile. Maintenant, sans sa présence, on a su puiser dans d'autres ressources. L'équipe est infatigable, combattante, avec un esprit irréprochable. C'est pour ces raisons qu'aujourd'hui on est en demi-finales.

« Montrer que la victoire face à l'Espagne n'est pas un hasard »

Justement, comment gère-t-on une telle euphorie, après cette victoire, afin de bien préparer une demi-finale ?
Ce sera notre travail à Vincent Collet, Boris Diaw, Mickaël Gelabale et même-moi, de tout faire pour qu'on ne s'enflamme pas. On va devoir garder les pieds sur terre et repartir au combat dans la mesure où notre objectif premier est de ramener une médaille. Un match nous sépare de cette concrétisation, donc il n'y a vraiment pas d'euphorie pour l'instant. Hier, certes on était contents parce que le match a été parfait, historique. Sortir l'Espagne, à domicile, personne ne l'aurait parié. Maintenant, ce soir (jeudi) nous allons tous nous entraîner avec la même concentration qu'avant de rencontrer la Roja et demain (vendredi) on repart au combat.

Vous ne vous êtes pas mis le public espagnol dans la poche après votre altercation avec Sergio Llull durant la rencontre. A quel type d'accueil vous attendez-vous en demi-finales contre la Serbie ?
Franchement, avec l'expérience je ne fais même plus attention à ce genre de choses. Que ce soit l'Espagne à domicile ou une autre formation, je défendrai toujours les couleurs de la France. Les sifflets ou les hués ne changeront jamais ma façon de jouer. Au contraire, cela me motive encore plus. Qu'ils me sifflent ! Mais moi, personnellement, cela ne me dérange pas du tout.

Vous qui connaissez bien le basket européen pour y évoluer depuis de nombreuses saisons, quel est votre regard sur l'équipe serbe et ses individualités ?
La Serbie, ce n'est pas un joueur mais un collectif. Ils sont jeunes mais très talentueux. On a eu du mal à les battre en phase de groupes (74-73). En phase éliminatoire, ils ont vraiment haussé le ton. Il va falloir être particulièrement combatif pour passer face à cette très belle équipe. Un coach comme le leur, Sasha Djordjevic, joueur phare du basket européen, les rend dangereux. Mais on va montrer que ce qu'on a réalisé hier n'était pas un simple hasard.

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