Extension du mouvement étudiant sur les campus indiens

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    NEW DELHI, 15 février (Reuters) - Les plus importantes 
manifestations étudiantes depuis un quart de siècle en Inde se 
sont étendues lundi sur les campus du pays, après l'arrestation 
d'un étudiant accusé de sédition. 
    La colère provoquée par l'arrestation du leader étudiant de 
gauche Kanhaiya Kumar, qui avait organisé un rassemblement à 
l'occasion du troisième anniversaire de l'exécution d'un 
militant séparatiste cachemiri, a débouché sur des 
manifestations dans au moins 18 universités du pays. 
    Lors du plus important rassemblement, des milliers 
d'étudiants et de professeurs de l'Université Jawaharlal Nehru 
(JNU), dans la capitale New Delhi, ont boycotté les cours lundi 
et érigé des barricades, pour la quatrième journée consécutive. 
    "Le gouvernement ne veut pas que les étudiants aient leur 
mot à dire", a déclaré Rahila Parween, vice-président d'un 
syndicat étudiant marqué à gauche, All India Students' 
Federation.  
    Ce mouvement étudiant marque l'intensification de la 
confrontation idéologique entre le gouvernement nationaliste de 
Narendra Modi et les organisations de gauche et progressistes. 
Certains comparent la situation à celle durant laquelle la 
Première ministre Indira Gandhi avait imposé l'état d'urgence, 
dans les années 1970, pour réduire l'opposition au silence. 
    Les membres du parti BJP (Bharatiya Janata Party) de 
Narendra Modi accusent Kanhaiya Kumar d'être animé de 
"sentiments anti-indiens". Un député BJP a même réclamé la 
fermeture de son université, qui a une tradition de gauche. 
    Les manifestations se sont étendues depuis l'arrestation la 
semaine dernière de Kumar pour sédition, alors qu'il venait de 
prononcer un discours critiquant la pendaison, en 2013, du 
militant cachemiri Mohammad Afzal Guru, pour son rôle dans 
l'attaque du parlement de New Delhi en 2011. 
    Des échauffourées ont éclaté entre des avocats et des 
étudiants aux abords du tribunal de New Delhi où Kumar, qui a 28 
ans, devait comparaître lundi devant un magistrat. 
 
 (Sankalp Phartiyal et Rupam Jain; Eric Faye pour le service 
français) 
 
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