Extension de la déréglementation de l'immobilier en Chine

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PEKIN, 22 septembre (Reuters) - La ville de Nanjing, dans l'est de la Chine, a aboli à son tour les règles restreignant la propriété individuelle de biens immobiliers. Le dispositif en vigueur jusque là fixait un nombre maximum d'appartements qu'un individu peut posséder. Nanjing, dans la province du Jiangsu, est la 40e des 46 entités régionales chinoises ayant imposé des règles de ce genre à les abolir. L'objectif de cette déréglementation est de favoriser le marché de l'immobilier au moment où le secteur montre des signes de ralentissement dont pourrait pâtir l'ensemble de l'économie chinoise. En août, les prix de l'immobilier ont reculé pour le quatrième mois consécutif en Chine, les prix moyens baissant globalement de 1,1%. (voir ID:nL5N0R201C ) Les villes qui n'ont pas assoupli ou levé ces encadrements, parmi lesquelles Pékin, sont les plus peuplées. Les prix de l'immobilier y sont toujours à des niveaux record (outre la capitale, c'est le cas à Shanghai, Shenzhen, Guangzhou et dans les villes de Zhuhai et Sanya, en Chine du sud). Des analystes estiment que la déréglementation ne devrait pas y être mise en oeuvre. En revanche, le mouvement devrait se poursuivre ailleurs et toucher d'autres règles encadrant les transactions immobilières. Chen Cong, spécialiste du secteur de l'immobilier chez Citic Securities, s'attend ainsi à ce que certains exécutifs locaux "assouplissent les règles sur les versements d'acompte ou les taux d'intérêt des crédits immobiliers". Pour l'heure, les acheteurs de biens immobiliers en Chine doivent verser un acompte de 30% en cas de primo-accession et de 60 à 70% pour l'achat d'une habitation secondaire. Les taux d'intérêt sont fixés à 110% du taux de base pratiqué par la Banque centrale. (Xiaoyi Shao et Koh Gui Qing; Henri-Pierre André pour le service français)

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