Exposition "Rouge et or" à Menton: la passion du théâtre par Jean Cocteau

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Philippe Halsman, Jean Cocteau, 1949 Magnum / Serge Caussé, photographe
Philippe Halsman, Jean Cocteau, 1949 Magnum / Serge Caussé, photographe

(AFP) - Un peu plus d'un an après son inauguration, le musée Jean Cocteau de Menton propose une plongée au coeur du "mal rouge et or", cette passion dévorante de l'artiste pour le théâtre et ses "monstres sacrés".

Cocteau "a contracté ce mal en allant voir avec ses parents, dès sa tendre jeunesse, des pièces de théâtre, des opéras. Notamment en voyant jouer Sarah Bernhardt, avec sa gestuelle si grandiloquente", explique Sandrine Faraut-Ruelle, attachée de conservation du musée.

Ce mal ne le quittera plus. Sa vie durant, il entretient des amitiés avec des comédiens célèbres : Mounet-Sully, Edouard de Max ou encore Yvonne de Bray, qu'il nomme tous amoureusement ses "monstres sacrés".

L'exposition se veut un hommage à ces figures qui marquèrent l'oeuvre du poète-metteur en scène qui se fit souvent aussi costumier ou décorateur pour ses propres pièces.

Aux affiches de Sarah Bernhardt par Alfonse Mucha répondent entre autres un portrait d'Edith Piaf par Cocteau lui-même, un extrait sonore d'une chanson de Marianne Oswald pour laquelle Cocteau composa, ou encore un extrait de La voix humaine avec Anna Magnani, l'une de ses pièces, transposée en film en 1947-1948 par Roberto Rosselini.

Au sous-sol, l'espace se mue en salle de cinéma à trois faces, entièrement dédiée à celui qui fut pour Cocteau un monstre sacré du "cinéma de théâtre": Jean Marais. Des extraits des films Les Parents terribles, L'aigle à deux têtes - pièces écrites pour Jean Marais que Cocteau transposa ensuite en films - et Orphée se répondent, au milieu d'affiches de films ou encore de maquettes de costumes imaginés par Yves Saint Laurent.

L'exposition, qui propose de découvrir quelque 200 oeuvres - principalement issues des collections du musée, mais aussi de la maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt ou encore de la Comédie-Française - est visible jusqu'en octobre 2013. Le musée commémorera ensuite, au travers d'un nouvel accrochage de ses collections, les 50 ans de la mort de l'artiste.

En un an, le musée a attiré près de 110.000 visiteurs.

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