Explosions près d'un sanctuaire chiite à Damas, au moins 45 morts

le , mis à jour à 15:16
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 (Actualisé, revendication de l'Etat islamique, §2) 
    AMMAN, 31 janvier (Reuters) - L'explosion d'une voiture 
piégée et un double attentat suicide ont fait au moins 45 morts 
et 110 blessés dimanche à Sayeda Zeïnab, le principal quartier 
chiite de Damas, a annoncé le ministère syrien de l'Intérieur. 
    L'Etat islamique (EI) a revendiqué ces attaques qui ont 
frappé "le bastion des miliciens chiites à Damas", rapporte 
l'agence de presse Amaq, proche du groupe djihadiste sunnite. 
    La télévision d'Etat syrienne a diffusé des images de 
bâtiments en feu et de carcasses de voitures près du plus 
important sanctuaire chiite de Syrie, sans fournir d'autres 
précisions. 
    L'agence de presse officielle Sana, qui cite une source au 
ministère de l'Intérieur, rapporte qu'une voiture piégée a 
explosé près d'un garage dans le secteur de Koua Soudan. Deux 
kamikazes ont ensuite fait exploser leurs charges alors que les 
secours arrivaient sur place. 
    Le Premier ministre Wael al Halaki a mis en cause des 
"groupes terroristes qui cherchent à se remonter le moral après 
une série de défaites" face à l'armée syrienne. 
    Le représentant permanent de la Syrie à l'Onu, Bachar 
Djaafari, qui dirige la délégation du gouvernement aux 
discussions de Genève, a déclaré que ces explosions à Damas ne 
faisaient que confirmer le lien entre l'opposition et le 
terrorisme. 
    Sayeda Zeïnab, quartier très peuplé de la banlieue sud de la 
capitale syrienne, accueille de nombreux pèlerins chiites venant 
d'Iran, du Liban et d'autres pays musulmans qui souhaitent se 
recueillir dans le mausolée de Sayeda Zeïnab, petite-fille du 
prophète Mahomet et fille du premier imam chiite, Ali ben Abi 
Taleb. 
    Le quartier avait été le théâtre de violents combats pendant 
les premiers temps du conflit syrien, qui a débuté en 2011, mais 
l'armée de Bachar al Assad appuyée par les miliciens libanais du 
Hezbollah l'avait depuis sécurisé en établissant de nombreux 
postes de contrôle à sa périphérie. 
    De nombreux miliciens libanais, irakiens et iraniens venus 
combattre en Syrie aux côtés des forces gouvernementales ont 
justifié leur présence par la nécessité de protéger le mausolée 
de Sayeda Zeïnab. 
    La double explosion de dimanche s'est produite alors que des 
représentants du gouvernement syrien et de l'opposition sont 
arrivés à Genève pour des pourparlers de paix sous l'égide des 
Nations unies. 
 
 (Laila Bassam et Suleiman Al-Khalidi; Tangi Salaün et Guy 
Kerivel pour le service français) 
 
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  • Berg690 il y a 10 mois

    Bizarre l'OSDH ne la ramène pas!