Exécution par pendaison d'une jeune femme iranienne

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EXÉCUTION PAR PENDAISON D'UNE JEUNE FEMME IRANIENNE
EXÉCUTION PAR PENDAISON D'UNE JEUNE FEMME IRANIENNE

DUBAI (Reuters) - Une Iranienne de 26 ans, Reyhaneh Jabbari, a été pendue samedi matin à la prison Evin de Téhéran malgré les nombreux appels à la clémence adressés par des organisations humanitaires et des personnalités aux autorités iraniennes.

La jeune femme avait été reconnue coupable d'avoir poignardé à mort en juillet 2007 à l'aide d'un couteau de cuisine un homme qu'elle accusait de l'avoir violée alors qu'elle était adolescente au moment des faits.

Jabbari avait plaidé la légitime défense au cours de son procès mais elle n'était pas parvenue à convaincre les juges, qui s'en sont tenus à une stricte application de la loi du talion, en dépit de procédures d'appel.

Seule une grâce du leader religieux, l'ayatollah Ali Khamenei, aurait pu lui éviter la peine capitale mais le guide suprême de la Révolution iranienne n'a jamais fait mention de l'affaire.

L'annonce de la prochaine mise à exécution de la sentence avait provoqué des condamnations et des appels à la clémence.

Suivant la loi coranique (charia) en vigueur en Iran, un sursis de 10 jours avait été accordé, le temps que la famille de la victime décide d'accorder ou non son pardon à l'accusée.

Immédiatement après l'exécution, le parquet de Téhéran a publié un communiqué pour répondre à l'élan de sympathie suscité par le sort de la jeune femme.

"Jabbari a avoué à plusieurs reprises avoir commis un acte prémédité, puis elle a tenté de faire échouer le cours de la justice en inventant cette accusation de viol", indique le texte du parquet.

"Mais tous ses efforts pour feindre l'innocence se sont révélés vains dans les différentes phases de la procédure. Les preuves étaient solides. Il a été démontré avec certitude qu'elle avait acheté l'arme du crime, un couteau de cuisine, deux jours avant de commettre l'assassinat", ajoute le communiqué.

Cette exécution intervient à un moment délicat pour le président Hassan Rohani qui tente d'opérer un rapprochement avec les Occidentaux après des décennies d'hostilités tout en étant soumis à la pression des religieux conservateurs dans son pays.

(Mehrdad Balali; Pierre Sérisier pour le service français)

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  • M7940311 le samedi 25 oct 2014 à 16:28

    Quel acte. Et Téhéran fabrique actuellement l'arme nucléaire.