Exécution des peines : Sarkozy pour plus de sévérité

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Le chef de l'État décidera mardi s'il est opportun d'adopter dans l'urgence certaines dispositions proposées par Éric Ciotti en matière de remises de peine.

Mieux vaut tard que jamais. En chargeant le député UMP Éric Ciotti de lui remettre un rapport sur l'application des peines, Nicolas Sarkozy a voulu rattraper in extremis l'un des maillons faibles de son «bilan»: le mauvais taux d'application et d'exécution des peines. C'est pourtant un diagnostic dont Sarkozy s'est fait l'infatigable porte-parole depuis longtemps. Déjà en 2005 et 2006, ministre de l'Intérieur, il s'était fait une spécialité de la dénonciation du «laxisme» et de «l'irresponsabilité» de la chaîne judiciaire.

Mais une fois devenu président, la réforme de la carte judiciaire a renvoyé à plus tard les autres dossiers. Pis: constatant la surpopulation carcérale, Rachida Dati, alors garde des Sceaux, a mis en place le principe de l'aménagement systématique des peines. Les jugements prononcés par les tribunaux ont ainsi été automatiquement réduits, ce qui a certes présenté l'avantage de désengorger les prisons, mais a renforcé le désarroi des

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