EXCLUSIF. Nixon, le mal-aimé de la politique américaine

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Richard Nixon, le 9 août 1974.
Richard Nixon, le 9 août 1974.

Même post mortem, il reste le mal-aimé de la politique américaine. Hollywood, qui adore les anniversaires, a célébré cette année le cinquantenaire de l'emblématique "I have a dream" de Martin Luther King (Le Majordome) et celui de l'assassinat de JFK (Parkland). Sur Richard Nixon, né il y a exactement un siècle, rien. Pas assez "bankable" avec sa tête de traître pour film de série B, sa personnalité retorse et ce Watergate qui pèse à jamais sur sa mémoire ? Son républicanisme était pourtant à mille lieues des délires régressifs du Tea Party, et c'est bien lui qui a sorti les États-Unis du bourbier vietnamien... non sans avoir envisagé d'y larguer une bombe atomique, il est vrai.Les lecteurs français ont plus de chance que les cinéphiles américains. Dans une monumentale biographie, Antoine Coppolani restitue la complexité d'un homme moins manichéen et misanthrope que ses saillies contre "les fils de putes" et "les enfants de salauds" pouvaient suggérer. Surtout, il révèle sa passion quasi exclusive pour la politique étrangère, lui pour qui les affaires intérieures se résumaient à "construire des appentis chez les bouseux". D'où des relations sensiblement plus complices avec les grands de ce monde, si éloignés soient-ils sur un plan idéologique, qu'avec le personnel politique américain. EXTRAITS

John Fitzgerald Kennedy

Nixon et Kennedy avaient beaucoup en commun : leurs carrières politiques respectives,...

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