EXCLUSIF. Monaco : touche pas à mon procureur !

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De nombreux curieux étaient venus assister à l'audience de Jean-Pierre Dreno, mis en cause par Jean-François Robillon.
De nombreux curieux étaient venus assister à l'audience de Jean-Pierre Dreno, mis en cause par Jean-François Robillon.

L'effigie du Christ qui trône dans la salle d'audience du tribunal de Monaco n'aura pas réussi à apaiser les passions. La justice monégasque vient en effet, au terme d'un procès mouvementé, de "sauver la tête" de son procureur général. Il y a une semaine, Jean-Pierre Dreno comparaissait en correctionnelle pour "violation du secret de l'enquête". À l'origine des soucis du haut magistrat, une plainte de Jean-François Robillon, figure de la vie politique locale. L'ex-président du Conseil national - l'équivalent de notre assemblée - ainsi que son chef de cabinet de l'époque accusent le procureur d'avoir livré leurs noms en pâture dans une affaire montée de toutes pièces.Ce 15 avril, le tribunal a prononcé la relaxe. Un verdict qui scandalise l'avocat de Jean-François Robillon. "Non seulement le procureur général n'est pas venu à son procès, mais il n'a même pas pris la peine de justifier son absence. Faut-il en déduire qu'à Monaco la justice n'est pas la même pour tous, que certains justiciables bénéficient d'un traitement de faveur ?" s'agace Me Michel. Et de pointer ce cas de figure inédit : durant le procès, le représentant du ministère public était un subordonné de l'accusé.Affaire politique en toile de fondDans la salle d'audience, pleine à craquer, l'ambiance était électrique. Il faut dire que pour assurer sa défense, le procureur général avait choisi un ténor du barreau parisien, Jean-Yves Le Borgne. Un pénaliste connu...

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