Exclusif : le reportage de notre envoyé spécial au coeur du chaos de Bangui

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REPORTAGE - Quelques heures avant que l'ONU n'autorise la France à intervenir en Centrafrique, des massacres ont fait plus de cent morts.

Envoyé spécial à Bangui (République centrafricaine)

Les miliciens centrafricains sont allés plus vite que l'ONU. Avec une douzaine d'heures d'avance sur la réunion du Conseil de sécurité, les Anti-Balaka ont lancé une grande offensive contre Bangui tôt jeudi matin, et tenté de soulever la population contre le gouvernement de l'ex-Séléka. Leur action a échoué, mais a donné le signal de massacres de la minorité musulmane par la population chrétienne, auxquels a répondu une répression brutale des ex-Séléka. À la fin de la journée, les morts se comptaient par centaines dans les rues et les hôpitaux de Bangui.

Dès le lever du jour, vers 5 heures du matin, des tirs retentissent dans plusieurs quartiers. Les Anti-Balaka (anti-machettes, surnom des rebelles) se sont infiltrés dans les secteurs nord et nord-es...

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