EXCLUSIF. L'intrigante réserve parlementaire de Jean-Christophe Lagarde

le
2
Jean-Christophe Lagarde est président de l'UDI et député-maire de Drancy.
Jean-Christophe Lagarde est président de l'UDI et député-maire de Drancy.

La réserve parlementaire du député de Seine-Saint-Denis et président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a-t-elle servi à financer la campagne des centristes aux municipales de Bobigny ? Entre 2012 et 2014, Lagarde a attribué plus de 130 000 euros de subventions à des associations tenues par plusieurs des principaux animateurs de la victoire de Stéphane de Paoli, le candidat UDI, élu maire de la ville en 2014.

Parmi les bénéficiaires de ces aides, Alliances, l'association d'un certain Kianoush Moghadam, qui travaillait alors comme attaché parlementaire pour Jean-Christophe Lagarde, s'est vu octroyer un total de 10 000 euros de subventions. Or, d'après nos informations, seule la moitié de la somme est bien arrivée sur le compte en banque de ladite association. Les 5 000 euros manquants ont été illégalement reversés sur le compte de Sami E., un militant recruté par Moghadam pour la campagne de l'UDI aux municipales de Bobigny. « Si de l'argent a été détourné, c'est à l'insu de monsieur Lagarde, qui engagera des poursuites si cela est avéré », précise une de ses collaboratrices, qui a tenu à garder l'anonymat. Joints par téléphone, Kianoush Moghadam, aujourd'hui cadre à la mairie de Bobigny et toujours vice-président d'Alliances, ainsi que Stéphane D., président de l'association, n'ont pas donné suite à nos demandes.

Des bénéficiaires du premier cercle

En tant que collaborateur de...

Lire la suite sur Le Point.frLire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • aerosp il y a 12 mois

    il faudra un jour que tout cela change

  • glitzy il y a 12 mois

    La réserve parlementaire n'a aucune raison d'exister, à part que la classe politique peut s'octroyer ses propres avantages en vase clos et en totale connivence entre partis. Après, ils se plaignent que les français soient désabusés.