EXCLUSIF - À bord du "Charles de Gaulle", le porte-avions anti-Daech

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Photo du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle prise en 2009 en mer Méditerranée.
Photo du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle prise en 2009 en mer Méditerranée.

La cabine, au ras du pont, offre une vue imprenable sur ces formes oblongues dont la tête oscille, calées sous l'avion. Autour se joue un ballet où chacun effectue une tâche différente, selon la couleur de sa tenue. Un «?chien jaune?» se courbe, abaisse son drapeau. «?Paré partout? Feu?!?», crie le lieutenant François-Xavier. Le Rafale disparaît dans un vacarme qui prend aux tripes. Sous ses ailes, ce sont quatre bombes, des GBU 12, comme on dit à bord, pour «?guided bomb units?». François-Xavier souffle, étire un peu son 1,95 m. Comme l'indique son tee-shirt blanc et noir, il est «?dans l'aéro?», responsable de la catapulte sur le porte-avions Charles de Gaulle. C'est lorsqu'il presse sur le bouton, après avoir vérifié les paramètres, que l'un des 18 Rafale ou 8 Super-Étendard Modernisés s'élance sur la piste, où il atteint 250 km/h en 75 mètres.

Du pont, posé dans les eaux scintillantes du golfe Arabo-persique, les côtes irakiennes sont à quelques minutes. «?C'est sûr qu'on n'aborde pas les trente dernières secondes avec sérénité, reconnaît-il. Tu catapultes pas des ?ufs de Pâques, c'est un aéronef avec un mec dedans.?» À 24 ans, l'enseigne de vaisseau, pur produit de l'École navale, occupe un poste-clé, le dernier maillon d'une longue chaîne. Dans son bureau de la coursive feutrée des hauts gradés, le commandant Éric Malbrunot, «?Le Pacha?», détaille?: «?Quand le...

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