Ex-PDG de l'Oréal VS cabane à frites : la bataille continue

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À Val d'Isère, un conflit dure depuis 2008 entre Lindsay Owen-Jones et Valérie Maertens. La raison : les odeurs de friture, qui incommode l'ancien PDG de l'Oréal. La décision du tribunal a à nouveau été repoussée.

Le suspense reste entier: le tribunal d'Albertville qui devait décider mardi de fermer ou non un snack de Val d'Isère (Savoie), comme le demande l'ancien PDG de L'Oréal Lindsay Owen-Jones, incommodé par des odeurs de friture, a repoussé sa décision au 24 mars. «La décision est repoussée au 24 mars», a annoncé Valérie Maertens, gérante de «La Cabane» située au pied des pistes de Val d'Isère devant plusieurs appartements, dont celui de l'ancien patron du géant des cosmétiques. Information confirmée par son avocat, Me François Bern.

«Ils ont déjà été déboutés plusieurs fois devant le tribunal administratif, ils avaient même fait des constats d'huissier pour le bruit et l'odeur, sans pouvoir amener de preuves au tribunal», a ajouté Mme Maertens, jointe au téléphone par l'AFP. À l'audience le 14 décembre, le choc des cultures avait été violent au tribunal d'Albertville entre le camp de Sir Lindsay, PDG emblématique de L'Oréal de 1988 à 2006, et celui de la gérante du snack accusée de prendre des libertés avec la loi.

La cinquième procédure en justice

«Ce n'est pas par coquetterie que cette action est intentée», avait déclaré Me Laure Sauthier, avocate du Britannique, plaidant pour quatre autres propriétaires de Val d'Isère: un notaire, un avocat en retraite et des gestionnaires de fonds d'investissement, qui réclament tous la fermeture et la destruction du snack pour «trouble anormal du voisinage». Plus qu'une baraque à frites, «La Cabane» est un véritable «restaurant» avec une terrasse de près de 150 mètres carrés, couverte par un chapiteau installé sur une zone non constructible, sans déclaration d'ouverture et au mépris des règles sanitaires selon ses détracteurs.

Valérie Maertens, 39 ans, «essaie de conserver son outil de travail qui fait vivre sa famille et ses trois jeunes enfants», avait fait valoir Me Bern, comparant sa cliente aux plaignants «qui vivent dans des endroits très lisses, aseptisés et n'ont l'habitude de voir que des choses magnifiques». Le conflit dure depuis 2008. C'est la cinquième procédure en justice dans ce dossier.

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  • c.lomba6 le mercredi 25 fév 2015 à 14:43

    Cher frk987, ce type de commerce est nécessaire à la convivialité sur les lieux à forte densité de population. De grâce, ne les assimilez pas au développement du commerce de stupéfiant !!!

  • frk987 le mardi 24 fév 2015 à 18:51

    Regardez dans les villes, les logements situés au dessus de genre de commerce....des centaines de milliers....Il faudrait mettre ces estancos au milieu de nulle part...et ça limiterait le deal de la drogue.....