Évra et Monaco, souvenirs d'un mariage réussi

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Évra et Monaco, souvenirs d'un mariage réussi
Évra et Monaco, souvenirs d'un mariage réussi

Si le quart de finale retour de Ligue des champions entre Monaco et la Juventus est grandement attendu, il revêt aux yeux de Patrice Évra une importance toute particulière. En trois ans et demi passés sur le Rocher (2002-2006), l'actuel Bianconero s'est fait un nom dans l'Hexagone. C'est aussi là qu'il a fait l'apprentissage du haut niveau et que l'équipe de France lui a ouvert ses portes. Retour sur une période charnière où l'international tricolore ne lâchait pas encore des punchlines à tout-va.

Les hommes sur la route inéluctable du crépuscule ont leurs privilèges. Ils sont à la fois rares et précieux. Parmi ceux-là, il y a cette chance, inouïe et inestimable, de contempler en pleine conscience le chemin parcouru. De se rappeler, souvent avec tendresse, ses premiers pas. Ce mercredi, Patrice Évra va, lui, faire mieux que d'y repenser, il va revenir en terre monégasque. Là où la France l'a découvert. Là où sa carrière a véritablement commencé. Ce privilège de voir resurgir ses débuts au plus près lui a valu cette confession, empreinte d'une nostalgie palpable, au micro du Canal Football Club dimanche : "Monaco, ça représente beaucoup pour moi. La belle amitié que j'ai avec le prince, tout ça C'est retourner à la maison et je n'aime pas ça. Quand je joue contre une équipe, j'aime bien avoir cette envie de tuer mon adversaire dans le bon sens du terme. C'est ça qui va un peu me manquer, donc je vais essayer de mon concentrer". La parole de l'actuel latéral gauche de la Juventus se veut rare dans les médias français. Donc il convient, en l'occurrence, de lui donner toute l'attention qu'elle mérite. Car si l'AS Monaco a su profiter de ses qualités lors d'un improbable périple en 2004, c'est Évra qui doit avant tout beaucoup au club de la Principauté.
"Tu n'es personne. Il faut que tu bosses"
À trente-trois piges, l'âge du Christ, l'international tricolore (65 sélections) a eu plusieurs vies. Il y a celle improbable, ébouriffante et qui force le respect dans les bas-fonds du football italien. Mais l'épisode de trois ans et demi à l'ASM constitue, sans doute, le virage le plus déterminant dans son parcours. Quand il débarque sur le Rocher à l'été 2002, personne ne connaît son nom. Ou presque. Le gamin de Dakar, vingt et un ans à peine, sort de deux saisons en Ligue 2 et a participé activement à la remontée de l'OGC Nice dans l'élite (élu meilleur latéral gauche de D2 en 2002). Mais le club azuréen, à l'économie exsangue, est contraint de s'en séparer. Si l'AJ Auxerre est tout proche de le faire signer, c'est finalement Monaco qui s'attache les services d'un joueur encore en phase d'apprentissage, mais d'un homme à l'ambition déjà bien affirmée. "Mon objectif : gagner le titre et être élu meilleur latéral gauche de Ligue 1 ", lance-t-il, plein d'aplomb,…


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