Evolutions stratégiques sur les marchés des matières premières, à 2 jours du G20

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A deux jours du prochain G20 à Cannes jeudi et vendredi, la France espère que les nouvelles évolutions mondiales concernant les marchés des matières premières seront prises en compte. Les nouveaux produits financiers, les nouvelles bourses et les nouvelles technologies contribuent à rendre les marchés plus volatiles, a mis en évidence la mission parlementaire "d'information sur le prix des matières premières", qui rendait son rapport la semaine dernière. Le cours du cuivre a, par exemple, perdu 45% de janvier à avril 2010, avant de pratiquement doubler entre juillet et décembre de la même année. Les ETF (Exchange Traded Funds) représentent une nouvelle catégorie de contrats sur les marchés dérivés et permettent de posséder des métaux physiques, sans pour autant les stocker. Ces nouveaux produits d'investissement peuvent en revanche permettre de déclencher artificiellement une pénurie. Mais à l'idée d'une régulation européenne, qui limiterait les positions des opérateurs, les Anglais ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils s'y opposeraient. Les bourses aux matières premières sont à la fois de plus en plus concentrées (rachats) et de plus en plus asiatiques, avec certaines qui prennent toujours plus d'importance : la Dalian Commodity Exchange (DCE), la Shangai Futures Exchange (SHFE) et la Zhengzhou Commodity Exchange (ZCE). Sur les trois, la DCE est la plus importante bourse chinoise de produits agricoles et l'une des principales bourses pour le soja. La détermination des prix a lieu à l'échelle nationale. En effet, les classes d'actifs liés aux matières premières attirent de plus en plus de spéculateurs, même si pour l'instant, les montants engagés restent faibles (2% en valeur par rapport à l'ensemble des marchés dérivés). La rapidité des informations transmises amplifie également les mouvements sur les cours. Et le "trading automatisé peut représenter un risque systémique" pour les marchés des matières premières, ainsi de plus en plus déconnectés du marché réel, explique l'analyste quantitatif britannique Paul Wilmott. Ces cours erratiques sur les marchés des matières premières nuisent finalement aux producteurs, qui ont de plus en plus de mal à anticiper leurs besoins budgétaires et sont par conséquent freinés dans leurs investissements.
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