Evans (Fed) sceptique sur une hausse des taux dès avril

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 (Actualisé avec déclarations sur l'inflation) 
    NEW YORK? 30 mars (Reuters) - Charles Evans, le président de 
la Réserve fédérale de Chicago, doute que les conditions soient 
réunies pour une hausse des taux en avril et estime que la 
banque centrale pourrait resserrer sa politique monétaire en 
juin, pour autant que la situation du marché de l'emploi 
continue de s'améliorer. 
    "Avoir la conviction que l'inflation va évoluer de manière 
régulière vers notre objectif de 2% (...) c'est une condition 
bien difficile à remplir", a dit mercredi Charles Evans, que 
l'on range habituellement dans le camp des "colombes" de la Fed, 
à la chaîne de télévision CNBC. 
    "Si l'on se décidait à agir en juin, ce serait sans doute 
parce que le marché du travail se serait encore amélioré", avec 
une baisse du chômage et une hausse du taux de participation, 
a-t-il ajouté. 
    Une telle évolution "serait une bonne raison pour continuer 
d'ajuster, progressivement, les taux. Je ne crois tout 
simplement pas que nous devions devancer l'appel", au vu d'une 
inflation basse en Europe et ailleurs, a poursuivi Charles 
Evans, répétant qu'il escomptait deux hausses des taux cette 
année. 
    Mardi, la présidente de la banque centrale américaine, Janet 
Yellen, a jugé approprié de procéder "prudemment" en matière de 
resserrement de la politique monétaire. Ses propos ont favorisé 
Wall Street et fait baisser le dollar, les observateurs en 
déduisant que la probabilité d'un relèvement des taux en avril 
était désormais faible.   
    Au sujet de l'évolution des prix, Charles Evans juge que la 
Fed saura certainement mieux d'ici la fin de l'été si le récent 
redressement de l'inflation aux Etats-Unis est un phénomène 
durable ou seulement provisoire lié à des effets saisonniers. 
    "Si nous constatons que les chiffres mensuels continuent 
d'être plus solides et qu'ils commencent à s'accumuler, je pense 
qu'il faudra le prendre au sérieux. Si c'est une histoire de 
saisonnalité résiduelle, nous devrions la voir faiblir à un 
moment ou un autre", a-t-il dit. 
    "On peut penser que vers la fin de l'été, nous disposerons 
d'un peu plus d'informations à ce sujet", a-t-il ajouté. 
 
 (Jonathan Spicer, Wilfrid Exbrayat et Bertrand Boucey pour le 
service français) 
 
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