Evacuation de la «jungle» : la maire de Calais ne veut pas d'un «retour en arrière»

le , mis à jour à 07:57
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Evacuation de la «jungle» : la maire de Calais ne veut pas d'un «retour en arrière»
Evacuation de la «jungle» : la maire de Calais ne veut pas d'un «retour en arrière»

Maire (LR) de Calais, Natacha Bouchart regrette de ne pas avoir été associée à l'évacuation de la « jungle ». Elle était dans le « sas » de départ des migrants, en tant qu'« observateur extérieur ».

 

Quel est votre sentiment en ce premier jour d'opération ?

NATACHA BOUCHART. Un sentiment de soulagement, d'abord, mais aussi une incompréhension. Soulagement car l'Etat a enfin répondu à cet appel que je lui lançais depuis des mois. Incompréhension, car si l'on m'avait écoutée plus tôt, nous aurions évité de voir arriver ici 10 000 migrants. Je trouve également intolérable de ne pas avoir été associée, en tant que maire, à cette opération. Alors que nous échangeons avec le ministère de l'Intérieur depuis quatre ans sur le sujet, nous n'avons même pas été conviés aux réunions préparatoires. Autant vous dire que les relations entre nous sont tendues.

 

Vous vous dites inquiète. Pourquoi ?

Des interrogations demeurent. Beaucoup de migrants expliquent qu'ils sont d'accord pour partir, mais qu'ils gardent l'espoir de se rendre en Angleterre, et reviendront. Nous voudrions aussi connaître les modalités concrètes de la destruction de la « jungle ». Surtout, nous ne savons rien du dispositif prévu pour éviter qu'une nouvelle « jungle » ne se reforme, alors que plusieurs dizaines de migrants arrivent chaque jour.

 

Un dispositif est toutefois prévu pour éviter la reformation de squats...

L'Etat l'a effectivement, mais nous n'en connaissons rien. Comment, alors, se projeter dans l'avenir ? Nous avons donc mis en place notre propre dispositif. Il faut se rappeler que cette « jungle », on l'a laissée s'installer, justement pour évacuer les squats du centre-ville. Il y a deux ans, 2 500 migrants y vivaient dans des ruines ou des friches. Nous ne voulons pas de ce retour en arrière. Je demande donc que les effectifs de police soient maintenus autant que nécessaire. Il faut aussi régler ce ...

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