Eva Joly raille les écologistes qui critiquent sa candidature

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ÉVA JOLY MINIMISE LES ATTAQUES DE SON PROPRE CAMP CONTRE SA CANDIDATURE
ÉVA JOLY MINIMISE LES ATTAQUES DE SON PROPRE CAMP CONTRE SA CANDIDATURE

GRENOBLE (Reuters) - Eva Joly a minimisé jeudi les attaques de son propre camp contre sa candidature, notamment celles du député européen Vert Yves Cochet et de Nicolas Hulot, son rival malheureux lors de la primaire écologiste pour l'investiture présidentielle.

"Ceux qui m'attaquent se comptent sur les doigts d'une seule main et il faut se demander d'où vient la critique", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Grenoble.

"Je compte sur les soutiens de centaines de personnes à l'intérieur du parti", a-t-elle ajouté en considérant que les coups venaient "de ceux qui soutenaient Nicolas Hulot".

Ce dernier a refusé d'appeler à voter pour Eva Joly, qui stagne à 3% ou moins dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle.

"Nicolas Hulot a fait ses choix dans sa vie personnelle (...) mais il ne représente pas l'ensemble des écologistes, c'est sans doute une de ses difficultés", a-t-elle dit. Elle a rappelé au passage que son ancien challenger "avait beaucoup travaillé avec Nicolas Sarkozy".

Concernant Yves Cochet, qui a critiqué sa candidature dans un texto le 11 avril, elle a déclaré qu'il n'avait "plus depuis longtemps de responsabilités dans le parti".

Elle a obtenu le soutien de Cécile Duflot.

"Les vieux écologistes sont les spécialistes des mails. Ils sont un peu grognons, et ce sont toujours les mêmes d'ailleurs", a déclaré la secrétaire nationale des Verts.

Interrogée sur la remise en cause éventuelle de l'accord qui lie Europe Ecologie-Les Verts au Parti socialiste, notamment sur une sortie progressive du nucléaire, Eva Joly s'est aussi voulue sereine malgré les critiques de certains ténors socialistes.

"Cet accord a été signé en novembre dernier et il engage nos deux partis, François Hollande est un homme de parole et il va tenir ses engagements", a-t-elle estimé.

"On peut discuter du moment, des variantes, mais on va continuer à demander l'application de cet accord et notamment la fermeture de (la centrale nucléaire de) Fessenheim."

Elle a confié avoir discuté mercredi soir après l'émission télévisée de France 2 directement avec François Hollande.

"Nous avons même blagué sur nos campagnes respectives", a-t-elle dit. "Cet accord est une plate-forme et à côté il y a nos projets et nos idées personnelles. Moi, je veux que nous sortions du nucléaire sur une période de 20 ans, même si ce n'est pas dans l'accord. Voilà l'intérêt d'avoir des candidatures différentes."

Eva Joly était à Grenoble sur une terre d'élection des écologistes qui gèrent en partenariat la mairie avec le socialiste Michel Destot. Elle devait y tenir jeudi soir, devant 1.500 personnes, son avant-dernier meeting de la campagne.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

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