Eva Joly, l'irresistible ascension d'une combattante

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PORTRAIT - À 67 ans, la «juge de fer» de l'affaire Elf a réussi à s'enraciner dans le paysage politique en prônant une écologie sans concessions.

On la disait trop rigide, pas assez expérimentée, dénuée de tout sens politique. Donnée perdante dans tous les sondages avant le premier tour de la primaire écologiste, Eva Joly n'a pas baissé les bras. Question d'habitude. Cette farouche volonté qui la caractérise a fait d'elle la candidate écologiste pour l'élection présidentielle. La première prétendante binationale au poste suprême. Sondeurs, politologues, journalistes et militants… Elle a surpris tout le monde, jusque dans son propre camp. Pour elle, pour qui rien n'a jamais été acquis, c'est simplement un combat de plus de gagné, une étape de plus de franchie dans une vie digne d'un roman. Il y a chez Eva Joly le goût de la vengeance du comte de Monte-Cristo et l'idéalisme de Don Quichotte.

Son histoire est d'abord celle d'une ascension. Née dans un quartier pauvre d'Oslo en 1943, Gro Farseth - elle ne choisira son second prénom, Eva, qu'à l'occasion de son mariage, en 1967 - est issue d'une famille modest

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