Eurotunnel : une activité d'armateur mise en cause

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(lerevenu.com) - La Commission considère qu'avec cette acquisition, la part de marché d'Eurotunnel va significativement augmenter, au-delà de 40%, et que les prix des traversées pourraient grimper. Elle estime aussi que la décision d'Eurotunnel de racheter les ferries de Seafrance était surtout motivée par la crainte de voir les compagnies maritimes DFDS et Louis Dreyfus le faire à sa place. Enfin, selon la Commission, il serait préférable pour les voyageurs que le marché transmanche soit constitué d'Eurotunnel et de deux compagnies maritimes indépendantes.

Eurotunnel a, sans surprise, contesté ce rapport préliminaire, estimant que l'acquisition des navires de l'ex-Seafrance, suivie de la création de MyferryLink, renforce au contraire la concurrence et apporte un choix supplémentaire à l'offre déjà existante pour les clients.

L'avis du Revenu. L'autorité française de la concurrence a déjà donné son aval à l'opération, moyennant quelques restrictions d'ordre commercial sur le transport de fret. Si son homologue britannique émet un avis contraire lors de la publication de son rapport final d'ici au 14 avril, la situation promet d'être difficile à démêler?

Le titre a peu réagi à cette incertitude, campant sur une solide progression de 11% depuis le début de l'année. L'intérêt d'une diversification d'Eurotunnel dans une activité d'armateur éloignée de son métier reste discuté chez les investisseurs. Mais le groupe y a investi une somme limitée. L'opération, opportuniste et défensive, lui permet surtout d'être présent sur le terrain de ses concurrents, de faire jouer quelques synergies (certains transports de marchandises sont interdits sous le tunnel) et d'éviter une guerre des prix. Nous restons confiants sur le potentiel du titre Eurotunnel.

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