Eurotunnel coulé dans ses activités d'armateur ?

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(lerevenu.com) - Position dominante. L'anti-trust estime qu'Eurotunnel détient une part de marché trop élevée sur le trafic transmanche, entre le tunnel, son activité historique, et son offre maritime MyFerryLink, issue de la reprise des ferries de Seafrance, l'an dernier.

D'après les calculs du courtier Aurel BGC, cette part de marché globale s'élèverait à 46% pour les poids lourds et 60% pour les voitures.

Eurotunnel a immédiatement fait appel de cette interdiction. Le groupe la juge «gravement disproportionnée» et ne reposant «sur aucun fait concret». Son PDG Jacques Gounon estime que la décision britannique réduit l'offre de service sur le détroit, au détriment du consommateur, et se «traduira inévitablement par une hausse des prix de la traversée».

La décision de la Commission de la concurrence britannique s'avère en contradiction avec celle de l'Autorité de la concurrence française. Qui plus est, le tribunal de commerce de Paris a assorti la cession des actifs de SeaFrance d'une interdiction de revente de cinq ans.

Le risque pour Eurotunnel est de se retrouver avec des actifs sans pouvoir les utiliser. Il n'est pas certain que l'abandon du métier d'armateur chagrine outre mesure les investisseurs, tant cette diversification a été discutée. Néanmoins, une période d'incertitude juridique s'ouvre, ce qui n'est jamais bien perçu sur le marché.

Nous passons à conserver sur Eurotunnel.

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