Europol s'attend à de nouveaux attentats, notamment en France

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    AMSTERDAM, 25 janvier (Reuters) - Il est fort probable que 
le groupe Etat islamique et d'autres organisations djihadistes 
préparent de nouvelles opérations d'envergure en Europe, 
notamment en France, a déclaré lundi Europol, qui se fait l'écho 
d'avertissements déjà lancés par de hauts responsables européens 
de la sécurité. 
    "Il y a tout lieu de s'attendre à ce que l'EI, des 
terroristes inspirés par l'EI ou quelque autre groupe terroriste 
d'obédience religieuse commettent de nouveau une attaque 
terroriste quelque part en Europe, en particulier en France, 
destiné à faire de nombreuses victimes parmi la population 
civile. Cela s'ajoute à la menace d'attaques de la part 
d'éléments isolés, qui n'a pas diminué", estime Europol. 
    Les attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis "semblent 
indiquer une évolution vers une stratégie plus large 
d'internationalisation, consistant à attaquer en particulier la 
France, mais en envisageant aussi des attentats dans d'autres 
pays membres de l'UE dans un proche avenir", indique Europol 
dans un rapport de huit pages. 
    Dans ce rapport mis à la disposition du public, Europol, qui 
s'appuie sur des discussions menées il y a deux mois par les 
services de sécurité des pays de l'UE, note que de nouveaux 
attentats pourraient intervenir "sous peu".  
    L'évaluation faite par les responsables de la sécurité dans 
les pays d'Europe montre que l'EI "a la volonté et la capacité 
de mener à bien de nouvelles attaques en Europe", a déclaré le 
directeur d'Europol, Rob Wainwright, à Amsterdam lors d'une 
conférence de presse, à l'occasion du lancement du nouveau 
Centre européen de contre-terrorisme, au sein d'Europol.  
    A en croire le rapport d'Europol, l'EI a peut-être mis en 
place un "commandement d'opérations extérieures chargé des 
attaques de type 'forces spéciales' dans le domaine 
international" et, comme l'ont montré les attentats de Paris, 
cette organisation djihadiste est active en Europe via des 
Européens radicalisés et non via des éléments venus d'ailleurs. 
    Le rapport pointe en outre le risque de cyberattaques mais 
indique qu'Europol ne dispose pas d'éléments attestant que les 
djihadistes cherchent à utiliser des armes chimiques, 
biologiques ou radiologiques en Europe. 
    Rob Wainright a salué une "amélioration considérable" du 
volume de renseignements que les pays de l'UE sont disposés à 
partager désormais via Europol, depuis les attentats du 13 
novembre. Actuellement, a-t-il dit, une trentaine d'experts 
d'Europol coopèrent à l'enquête franco-belge sur les attentats 
de Paris et Saint-Denis.   
 
 (Alastair Macdonald; Eric Faye pour le service français) 
 
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