Européennes : les Indignés s'invitent dans la campagne avec le Parti X

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Les Indignés, lors d'une manifestation à Madrid, le 29 septembre 2012.
Les Indignés, lors d'une manifestation à Madrid, le 29 septembre 2012.

"S'ils veulent en terminer avec la corruption, il faut que les citoyens votent pour nous." C'est la phrase préférée de la tête de liste hors norme de cette formation nouvelle : un certain Hervé Falciani, cet informaticien italo-français qui, alors qu'il travaillait pour la filiale genevoise de la banque HSBC, avait "dérobé" des fichiers confidentiels révélant les noms de 130 000 personnes pratiquant l'évasion fiscale. Falciani, qui a collaboré avec plusieurs justices - notamment en France et en Espagne -, est l'objet d'un mandat d'arrêt des autorités suisses via Interpol, sur le prétexte qu'il a enfreint le secret bancaire. Il y a quelque chose de paradoxal à ce qu'aujourd'hui, à la veille des élections européennes, l'informaticien sulfureux soit devenu la tête visible d'une formation qui, par principe, déteste le culte de la personnalité, récuse tout leadership et considère que son projet "est bien plus important que n'importe quelle personne concrète". D'ailleurs, il s'est baptisé "Partido X" (le Parti X), une façon de souligner son attachement à l'anonymat. Née début 2013, cette formation revendique environ 100 000 sympathisants sur Facebook ou Twitter, ne dispose d'aucune instance dirigeante et ne parle qu'à travers des "porte-parole". Comme le dit Simona Levi, une de ces "porte-parole", le Parti X est fils du "15 mai 2011", lorsque des centaines d'Indignés occupèrent pendant un mois la Puerta del Sol de Madrid, afin de...

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