Europe/PMI-Les services pèsent sur la croissance de l'activité

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 (Actualisé avec les indices pour la zone euro) 
    PARIS/BERLIN/LONDRES, 23 juin (Reuters) - Principaux 
résultats provisoires des enquêtes Markit auprès des directeurs 
d'achat en Europe publiés jeudi: 
 
    * ZONE EURO-LA CROISSANCE DU PRIX RALENTIT AVEC LES SERVICES 
    LONDRES - La croissance de l'activité du secteur privé dans 
la zone euro a décéléré plus qu'attendu en juin, montrent les 
premiers résultats des enquêtes mensuelles de Markit, ce qui 
pourrait se traduire par une croissance du produit intérieur 
brut (PIB) inférieure au deuxième trimestre à celle des trois 
premiers mois de l'année.  
    Une accélération inattendue de l'expansion du secteur 
manufacturier n'a pas suffi à compenser le ralentissement marqué 
dans les services.  
    L'indice PMI composite "flash", qui combine les deux 
secteurs, est tombé à son plus bas niveau en dix-sept mois à 
52,8 contre 53,1 alors que les économistes interrogés par 
Reuters prévoyaient en moyenne un recul moins marqué à 53,0.  
    Le PMI manufacturier, soutenu par les nouvelles commandes, a 
progressé à son plus haut niveau en six mois à 52,6 après 51,5, 
dépassant les estimations les plus optimistes alors qu'à 
l'opposé, celui des services est revenu à 52,4 après 53,3 le 
mois dernier, un chiffre inférieur aux prévisions les plus 
pessimistes.  
    L'enquête montre aussi que les entreprises ont encore réduit 
leurs prix de vente, cette composante retombant sous le seuil de 
50 séparant expansion et contraction.  
    Graphique: http://link.reuters.com/cuh64s 
     
    * ALLEMAGNE-LA CROISSANCE RALENTIT LÉGÈREMENT 
    BERLIN - La croissance de l'activité dans le secteur privé  
s'est légèrement ralentie en juin en Allemagne, le dynamisme du 
secteur manufacturier ne suffisant pas à compenser la faiblesse 
des services, montrent jeudi les premiers résultats de l'enquête 
mensuelle Markit auprès des directeurs d'achats.  
    L'indice PMI composite "flash" de la première économie 
européenne est revenu à 54,1 en juin contre 54,5 le mois dernier 
alors que le consensus des économistes interrogés par Reuters le 
donnait à 54,2.  
    Cet indice, qui prend en compte à la fois l'activité 
manufacturière et celle des services et représente donc plus des 
deux tiers de l'économie allemande, reste bien au-delà du seuil 
de 50 distinguant croissance et contraction de l'activité, un 
seuil au-dessus duquel il évolue depuis maintenant 38 mois 
consécutifs. 
    L'indice préliminaire pour le secteur manufacturier ressort 
en hausse à 54,4 contre 52,1 en mai et 52,0 attendu par les 
économistes interrogés par Reuters. Il profite de l'augmentation 
des nouvelles commandes à l'export, la plus forte enregistrée 
depuis plus de deux ans.  
    Le PMI des services, au contraire, affecté par la 
dégradation des nouveaux contrats et de l'activité, recule à 
53,2 contre 55,2 le mois dernier et 55,0 attendu par le 
consensus des économistes.  
         
    * FRANCE-L'ACTIVITÉ RECHUTE DANS LE SECTEUR PRIVÉ 
    PARIS - L'activité dans le secteur privé s'est de nouveau 
contractée en juin en France sous l'effet d'une baisse des 
nouvelles commandes enregistrées par les entreprises, qui 
s'inquiètent aussi de la dégradation du climat social, selon la 
version préliminaire des indices Markit publiée jeudi.     
    Le secteur manufacturier a été plus particulièrement touché, 
son indice d'activité plongeant à 47,9, au plus bas depuis seize 
mois, contre 48,4 en mai et alors qu'il était attendu en légère 
hausse (48,8) par les économistes interrogés par Reuters.  
    Il se situe pour le quatrième mois consécutif sous la barre 
des 50 qui sépare croissance et contraction de l'activité. 
    L'indice du secteur des services est lui aussi passé juste 
sous ce seuil pour s'inscrire à 49,9 contre 51,7, alors que les 
économistes interrogés par Reuters l'attendaient quasi stable 
(51,6). 
    L'indice composite, qui combine des éléments de l'indice du 
secteur manufacturier et celui des services, ressort de son côté 
à 49,4 contre 50,9 en avril après trois mois en zone de 
croissance. 
 
 (Yann Le Guernigou et Marc Angrand pour le service français, 
édité par Juliette Rouillon) 
 
 
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