Europe/PMI-La croissance reste au ralenti

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    PARIS/LONDRES/BERLIN, 5 novembre (Reuters) - Principaux 
résultats définitifs, publiés mercredi, des enquêtes Markit 
auprès des directeurs d'achat du secteur des services en Europe 
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    * ZONE EURO - UNE CROISSANCE QUI NE RÉPOND PAS AUX ATTENTES 
    LONDRES - La croissance des entreprises de la zone euro a 
augmenté moins que prévu en octobre en dépit de fortes 
réductions de prix, au vu d'indices des directeurs d'achats qui 
ne donnent pas lieu à être particulièrement optimiste pour les 
mois à venir. 
    Les firmes réduisent les prix depuis plus de deux ans et 
demi et l'ont encore fait le mois dernier, à un rythme sans 
précédent depuis le début 2010, lorsque la zone euro était en 
pleine crise financière.  
    L'indice composite des directeurs d'achats de Markit est 
ressorti à 52,1 en octobre contre un plus bas de 10 mois de 52,0 
en septembre et une première estimation de 52,2.  
    Le sous-indice des prix de production est tombé à 47,1 
contre 48,5 en septembre, au plus bas depuis février 2010. 
    Les nouvelles ne sont guère mieux pour les services, dont 
l'indice ressort au plus bas de sept mois de 52,3 en octobre 
contre 52,4 et il y a peu de chances qu'il s'améliore ce 
mois-ci. 
    Le sous-indice des anticipations des entreprises ressort à 
un plus bas de 16 mois de 57,2 contre 59,3, conséquence d'une 
première réduction des effectifs depuis mars, de nouveaux 
contrats au plus bas depuis près d'un an et d'une nouvelle 
réduction du carnet d'ordres.  
     
    * ALLEMAGNE-LA CROISSANCE DU SECTEUR PRIVÉ RALENTIT 
    BERLIN - Le secteur privé allemand a enregistré en octobre 
son 18e mois consécutif de croissance, mais le rythme de hausse 
est moins marqué que ce qui avait été initialement suggéré, ce 
qui laisse entrevoir la perspective d'une modeste progression du 
produit intérieur brut (PIB) de la première économie d'Europe 
sur l'ensemble de l'année.  
    L'indice PMI composite, qui rassemble le secteur 
manufacturier et celui des services, est revenu à 53,9 contre 
54,1 en septembre et 53,7 en août. Il est inférieur à la 
première estimation publiée fin octobre, qui le donnait à 54,3. 
    Celui des services est tombé à 54,4, un creux de sept mois, 
après 55,7 en septembre et 54,8 en version "flash". 
    "Alors que la production manufacturière a vu son rythme de 
croissance augmenter, l'activité du secteur des services a 
ralenti", a souligné Markit. 
    Il y a trois semaines, le gouvernement allemand a revu à la 
baisse ses prévisions de croissance pour cette année et l'an 
prochain, à 1,2% et 1,3% respectivement, contre 1,8% et 2,0% 
auparavant, arguant de l'impact des conflits en Ukraine et au 
Moyen-Orient et du ralentissement des marchés à l'exportation. 
 ID:nL6N0S93J2  
     
    * FRANCE - NOUVELLE BAISSE D'ACTIVITÉ DANS LES SERVICES 
    PARIS - L'activité dans le secteur des services français 
s'est contractée pour le deuxième mois consécutif en octobre, 
les  nouvelles commandes continuant de diminuer, selon les 
résultats définitifs de l'enquête PMI publiés mercredi par 
Markit. 
   L'indice du secteur des services est ressorti à 48,3 contre 
48,4 en septembre, mois où il était repassé sous la barre de 50. 
Il ressort cependant à un niveau supérieur à celui donné en 
première estimation (48,1). 
    L'indice composite, qui combine des éléments de l'indice de 
l'industrie manufacturière - publié lundi à 48,5 
 ID:nL5N0SQ4EE ) - et de celui des services, est ressorti à 48,2 
contre 48,4 en septembre. 
    Markit note que le recul des nouvelles commandes constaté le 
mois dernier dans le secteur des services a été le plus marqué 
depuis août 2013.  
    Jack Kennedy, économiste chez Markit, note que "cet 
affaiblissement de la demande intervient en outre dans un climat 
fortement concurrentiel, entraînant une baisse de plus en plus 
marquée des prix facturés", la plus forte sur un mois depuis 
cinq ans, alors que les prix payés ont continué d'augmenter. 
         
    * ITALIE - HAUSSE INATTENDUE DU SECTEUR DES SERVICES 
    ROME - L'activité du secteur italien des services a, contre 
toute attente, augmenté en octobre, mais la confiance des 
entreprises est à un creux d'un an et les licenciements ont 
repris, des éléments qui noircissent le tableau. 
    L'indice PMI Markit/Adaci du secteur est remonté à 50,8 
contre à 48,8 en septembre et 49,8 en août. Les analystes 
interrogés par Reuters avaient anticipé 49,2. 
    L'indice PMI composite, qui rassemble services et secteur 
manufacturier, s'est établi à 50,4 après 49,5 en septembre et 
49,9 en août. 
    Le secteur privé renoue ainsi avec la croissance après deux 
mois de contraction. 
     
    * ESPAGNE - UN AN DE CROISSANCE DU SECTEUR DES SERVICES 
    MADRID - Le secteur des services espagnol a signé en octobre 
son douzième mois consécutif de croissance, à un rythme 
toutefois similaire à celui de septembre, ce qui peut être un 
signe que l'élan de la reprise bat de l'aile. 
    L'indice PMI Markit sectoriel s'est ainsi établi à 55,9 
contre 55,8 en septembre et 58,1 en août. 
    "Ce douzième mois consécutif de hausse de l'activité en 
octobre signifie que le secteur des services espagnol a été en 
mesure de croître pendant toute une année pour la première fois 
depuis 2007", a noté Andrew Harker, économiste chez Markit. 
    La composante nouvelles affaires est de son côté pour le 
quinzième mois d'affilée au-dessus de la barre de 50, ce qui est 
de bon augure pour l'avenir. 
    La composante de l'emploi est repassée au-dessus de cette 
barre des 50 en octobre. Le secteur des services pèse à hauteur 
d'environ la moitié du PIB espagnoL. 
           
    * IRLANDE - NOUVELLE FORTE HAUSSE DU SECTEUR DES SERVICES 
    DUBLIN - La croissance du secteur irlandais des services est 
restée solide en octobre, ce qui suggère que l'économie du pays 
connaît toujours une vive hausse de son activité. 
    L'indice PMI des services est néanmoins revenu à 61,5 contre 
62,5 en septembre, tout en restant non loin du pic de sept ans 
atteint en juin à 62,6. Il se maintient au-dessus de 60 depuis 
huit mois maintenant et n'est pas retombé sous le seuil de 50 
depuis juillet 2012. 
    La composante des nouveaux contrats à l'exportation est 
revenue à 60,6 contre 64,2, une baisse qui semble indiquer que 
les entreprises irlandaises ne sont pas totalement à l'abri d'un 
ralentissement économique de la zone euro dans son ensemble. 
    L'économie irlandaise devrait croître de près de 5% cette 
année, ce qui serait la meilleure performance des pays de 
l'Union européenne. 
 
  
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