Europe/PMI-La croissance manufacturière reste faible

le , mis à jour à 11:47
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    * Actualisé avec données britanniques 
 
    PARIS/BERLIN/LONDRES, 1er avril (Reuters) - Principaux 
résultats définitifs des enquêtes Markit auprès des directeurs 
d'achat du secteur manufacturier en Europe publiés vendredi :  
     
    ZONE EURO - LA CROISSANCE RESTE FAIBLE MALGRÉ LA BAISSE DES 
PRIX  
    LONDRES - Le secteur manufacturier de la zone euro a clos le 
premier trimestre sur une note légèrement meilleure qu'attendu 
mais la croissance de l'activité est restée faible en dépit des 
baisses de prix les plus marquées depuis la fin 2009, montrent 
vendredi les résultats définitifs des enquêtes Markit auprès des 
directeurs d'achats. 
    L'indice PMI du secteur n'a que légèrement progressé en 
mars, à 51,6 après le plus bas d'un an inscrit en février à 
51,2. Le chiffre définitif est toutefois un peu meilleur que 
l'estimation "flash" de 51,4 publiée le 22 mars.  
    Le sous-indice de la production, qui entre dans le calcul de 
l'indice PMI composite attendu mardi prochain et est considéré 
comme un bon baromètre de la croissance globale, est remonté à 
53,1 après 52,3 (52,7 en première estimation).  
    Celui des prix à la production, à 47,1, a lui reculé par 
rapport à l'estimation "flash" qui le donnait à 47,4 après 47,6 
en février. Il tombe ainsi au plus bas depuis décembre 2009.  
    "Les chiffres suggèrent que l'activité manufacturière n'a 
crû que d'environ 0,2% au premier trimestre", explique Chris 
Williamson, chef économiste de Markit.  
    "Les responsables de la politique monétaire devraient aussi 
être préoccupés par l'intensification des pressions 
déflationnistes dans la chaîne d'approvisionnement. Les rabais 
se généralisent, la concurrence entre les entreprises se jouant 
sur les prix dans un contexte de demande faible."    
        
    * ALLEMAGNE - TOUT JUSTE EN CROISSANCE 
    BERLIN - L'activité du secteur manufacturier en Allemagne a 
été tout juste en croissance en mars, bouclant ainsi son plus 
mauvais trimestre en plus d'un an, signe que la première 
économie d'Europe souffre du ralentissement mondial, montrent 
les résultats définitifs de l'enquête mensuelle Markit auprès 
des directeurs d'achats. 
    L'indice PMI manufacturier allemand a progressé légèrement à 
50,7 en mars, après 50,5 en février, son plus bas niveau depuis 
novembre 2014. Il est supérieur à l'estimation "flash" publiée 
il y a huit jours, qui le donnait à 50,4, mais seulement 
légèrement supérieur à la barre de 50 qui sépare croissance et 
contraction.     
    Le détail de l'enquête montre que la croissance des 
nouvelles commandes totales a ralenti, tout comme les commandes 
à l'exportation qui évitent de justesse la contraction, et que 
les entreprises ont réduit leurs effectifs pour le deuxième mois 
d'affilée. 
    "Il est probable que la croissance de la production reste 
morose pour le mois à venir", a commenté Oliver Kolodseike, 
économiste de Markit. "Il y a également des signes que le 
secteur manufacturier orienté à l'exportation peine dans un 
environnement économique mondial difficile", a-t-il ajouté. 
     
    * FRANCE - LÉGÈRE CONTRACTION 
    PARIS - L'activité dans le secteur manufacturier s'est 
légèrement contractée en France en mars, en dépit d'une reprise 
de la croissance de la production, selon la version définitive 
de l'indice Markit publiée vendredi. 
    L'indice global du secteur s'est établi à 49,6 en mars, un 
niveau conforme à celui de la première estimation "flash", après 
avoir atteint 50,2 en février. 
    Il repasse ainsi pour la première fois depuis août sous le 
seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de 
l'activité. 
    Après son recul de février, la composante production de 
l'indice affiche cependant une hausse marginale sur le mois, à 
50,8, la croissance dans les biens d'équipement compensant les 
reculs dans les biens de consommation et les biens 
intermédiaires. 
    Le secteur reste pénalisé par la faiblesse de la demande, 
avec une accélération du repli des nouvelles commandes, dont le 
sous-indice est passé de 48,7 en février à 47,8 en mars et d'un 
recul des nouvelles commandes à l'export pour le troisième mois 
consécutif. 
    Pourtant, les entreprises interrogées ont fait état d'un 
septième mois consécutif de recul du prix de leurs achats et les 
fabricants français ont baissé leurs prix de vente pour le 
vingt-cinquième mois consécutif en mars, cette diminution des 
tarifs étant la plus élevée depuis octobre 2009, relève le 
cabinet d'étude. 
    La composante emploi a enregistré le mois dernier son 
premier recul en quatre mois, sa plus forte contraction depuis 
décembre 2014. 
    Pour Jack Kennedy, économiste chez Markit, "ces dernières 
suppressions de postes suggèrent la faiblesse de la confiance 
des entreprises quant à une amélioration prochaine de la 
conjoncture du secteur." 
     
    * GB - LÉGER MIEUX APRÈS UN PLUS BAS DE 34 MOIS 
    LONDRES - La croissance de l'activité manufacturière au 
Royaume-Uni s'est légèrement accélérée en mars, après avoir 
touché son rythme le plus faible en près de trois ans, ce qui 
laisse supposer que le secteur contribuera peu à la croissance 
économique du début de l'année 2016, montrent les résultats de 
l'enquête mensuelle auprès des directeurs d'achat. 
    L'indice PMI Markit/CIPS a augmenté à 51,0 contre 50,8 en 
février, au terme d'un de ses plus mauvais trimestres des trois 
dernières années. L'indice est légèrement inférieur au consensus 
Reuters qui le donnait à 51,2 points.  
    Le marché intérieur a été la principale source d'activité, 
les nouvelles commandes à l'exportation s'étant contractées pour 
le troisième mois consécutif, en raison essentiellement du 
ralentissement de la croissance mondiale, précise Markit. 
    L'indice des entrées de commandes à l'exportation a augmenté 
à 49,9 tout en restant sous la barre de 50 qui sépare croissance 
et contraction, et l'emploi a baissé à 48,6 contre 49,5 en 
février, sous les 50 points pour le troisième mois d'affilée. 
    "L'industrie continue à osciller autour du niveau de 
stagnation et aura du mal à apporter une contribution 
significative à la prochaine série de statistiques sur la 
croissance du PIB", déclare Rob Dobson, économiste chez Markit. 
    L'économie britannique a été entièrement tirée par le 
secteur des services au quatrième trimestre 2015. Une enquête 
mensuelle dans les services est prévue la semaine prochaine. 
    L'approche du référendum du 23 juin sur le maintien du pays 
dans l'Union européenne devrait peser sur la croissance et un 
vote en faveur d'un Brexit serait un choc pour l'économie, au 
moins à court terme, selon la plupart des économistes.   
            
    * ITALIE - LA CROISSANCE S'ACCÉLÈRE AVEC LES NOUVELLES 
COMMANDES 
    ROME - La croissance du secteur manufacturier italien s'est 
accélérée en mars après deux mois de ralentissement, montre 
l'enquête mensuelle Markit-Adaci.  
    L'indice PMI est remonté à 53,5 après être tombé en février 
à son plus bas niveau depuis un an à 52,2. Il dépasse ainsi les 
attentes des économistes interrogés par Reuters, qui le 
donnaient en hausse plus limitée, à 52,5.  
    La plupart des composantes de l'enquête se sont améliorées 
en mars tout en restant sous leur niveau des deux derniers mois 
de 2015. 
    Celle des nouvelles commandes a atteint 54,3 après 52,1 en 
février mais demeure légèrement en dessous du niveau de janvier. 
     
    * ESPAGNE - EXPANSION UN PEU RALENTIE EN MARS  
    MADRID - Le secteur manufacturier espagnol a poursuivi sa 
croissance mais à un rythme légèrement ralenti, le plus faible 
enregistré depuis décembre, avec la dégradation de la production 
et des nouvelles commandes, montrent les résultats de l'enquête 
mensuelle Markit.  
    L'indice PMI du secteur a reculé à 53,4 après 54,1 en 
février. Il reste toutefois pour le 28e mois consécutif 
au-dessus du seuil de 50 séparant expansion et contraction.  
    La composante des nouvelles commandes est revenue de 54,3 à 
53,9.  
    "Si la croissance du secteur manufacturier espagnol a 
ralenti par rapport au début de l'année, l'amélioration de la 
production et des nouvelles commandes sur les derniers mois 
reste respectable et il y a peu de signes à ce stade d'une 
évolution vers la stagnation", commente Andrew Harker, 
économiste de Markit.  
 
 (Bureaux européens de Reuters) 
  
 
 
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