Europe-Les Bourses attendues en forte baisse en ouverture

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    LONDRES, 9 novembre (Reuters) - Les Bourses européennes 
devraient fortement accuser le coup, mercredi en ouverture, de 
la victoire annoncée du candidat républicain Donald Trump à la 
présidentielle américaine et risquent de connaître leur plus 
mauvaise journée depuis la victoire du Brexit le 23 juin 
dernier.     
    Les futures sur l'indice de la zone euro EuroStoxx 50 
 .STOXX50  sont en recul de 4,2% et ceux sur le Stoxx 600 
 .STOXX  affichent une perte équivalente, de 4,1%. 
    Les contrats sur l'indice parisien CAC 40  .FCHI  sur le 
FTSE londonien  .FTSE  et sur le Dax à Francfort  .GDAXI  cèdent 
de 3,3% à 3,9%. 
    Les places européennes s'aligneraient ainsi sur la Bourse de 
Tokyo, qui a chuté de 5,36%, alors que les Bourses chinoises ont 
mieux résisté à la tourmente, l'indice CSI300  .CSI300  n'ayant 
cédé que 0,5% tandis que l'indice composite de Shanghai  .SSEC  
laissait 0,6%.   
    L'indice MSCI regroupant les valeurs d'Asie et du Pacifique 
(hors Japon)  .MIAPJ0000PUS  abandonne lui 2,56%.     
    Les marchés chinois sont mieux protégés des risques de 
panique généralisée grâce à un contrôle des capitaux strict. 
    Donald Trump, auquel les instituts de sondage n'accordaient 
que peu de chances, est en passe de déjouer les pronostics après 
avoir remporté plusieurs Etats décisifs comme la Floride, l'Ohio 
ou la Caroline du Nord.   
    Les marchés, qui misaient sur une victoire de la candidate 
démocrate Hillary Clinton, redoutent des bouleversements 
économiques susceptibles, à court terme, de décourager la 
Réserve fédérale de relever ses taux directeurs en décembre. 
    Les implications sur les politiques monétaires pourraient ne 
pas s'arrêter là et les marchés ne devraient pas tarder à 
spéculer sur de nouvelles mesures d'assouplissement de la part 
de la Banque centrale européenne (BCE) ou de la Banque du Japon 
(BoJ).   
    "Une présidence Trump n'est pas une bonne nouvelle en soi; 
l'isolationnisme et le protectionnisme américains ne sont pas de 
bon augure pour le commerce et pour la croissance économique", 
réagit Ronny Claeys, stratège de KBC Asset Management. 
    "Nous ne savons pas grand chose de sa politique (ses projets 
sont trop flous ou trop contradictoires) et c'est pourquoi les 
incertitudes s'accumulent". 
 
 
 (Alistair Smout, Wilfrid Exbrayat pour le service français, 
édité par Marc Angrand) 
 

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