Europe: les bons indicateurs américains ne pèsent pas.

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(CercleFinance.com) - Les places européennes finissent mal la semaine, malgré des indicateurs américains de bonne facture, en particulier les chiffres mensuels de l'emploi.

Peu avant 16h30, le Footsie MIB (Milan), le CAC 40 et le Dax cèdent 1,5, 1,7 et 1,8%. Le SMI (Zürich), qui lâche 1,6%, n'est pas mieux loti, tandis qu'à Madrid l'Ibex 35 abandonne 1,5% et qu'à Londres le Footsie 100 recule de 0,7%.

A Amsterdam, l'AEX se replie quant à lui de 1,6% avec Unibail-Rodamco (-2,4%), Royal Dutch Shell (-2,4%) et Altice (-2,6%) en queue de peloton, tandis qu'à Bruxelles le BEL 20 est en retrait de 0,7%. Umicore (-3,1%) accuse, de loin, la plus forte baisse de l'indice.

Enfin, à Lisbonne, le PSI 20 cède 0,5%.

L'économie américaine a donc créé un peu plus d'emplois que prévu en mars. D'après les données du Département du Travail, 215.000 postes non-agricoles ont été créés le mois dernier, alors que le consensus en anticipait environ 200.000. Le taux de chômage est en revanche remonté de 0,1 point d'un mois sur l'autre pour s'établir à 5%, alors que les économistes l'attendaient stable à 4,9%.

L'indice de confiance des consommateurs du Michigan a, lui, été mesuré à 91 points en estimation finale en mars, après 90 points en données préliminaires. Il était ressorti à 91,7 points en estimation finale en février. Le marché était moins confiant, tablant sur une hausse plus modeste autour de 90,5 points.

Autre bonne nouvelle: L'activité du secteur manufacturier s'est repris le mois dernier aux Etats-Unis, selon l'indice d'activité industrielle des directeurs d'achats ISM publié mardi. Ledit indice est en effet repassé au-dessus de la barre fatidique des 50 points séparant croissance et contraction de l'activité et s'est établi à 51,8 points, soit un plus haut depuis juillet dernier, après 49,5 points en février. Les économistes s'attendaient à une progression plus modeste autour de 50,6 points.

Pour autant, les fortes baisses observées sur les places européennes démontrent que ces données encourageantes ne pèsent pas sur la tendance. Les investisseurs accordent en revanche beaucoup d'importance au refus de l'Arabie Saoudite de geler sa production de pétrole au cas où l'Iran, récemment revenue dans le concert des nations avec la levée de l'embargo américain, ne suivrait pas le même chemin de son côté.

Cette intransigeance tient sa source dans les rapports délétères qu'entretiennent actuellement les 2 pays et dans le fait que l'Arabie Saoudite redoute de perdre des parts de marché avec le retour en grâce iranien.

Mécaniquement, les cours du baril repartent à la baisse, ce qui pèse sur les valeurs liées au secteur.

Ailleurs, Areva s'effrite maintenant de 0,3% environ après avoir annoncé la création, avec EDF (-1,6%) et le CEA, d'une instance tripartite baptisée Plateforme France Nucléaire (PFN) pour faciliter la concertation entre les acteurs de la filière nucléaire française.

A Zürich, le titre Novartis (-2,2% à 68,2 francs suisses) recule quant à lui de alors qu'UBS a abaissé sa recommandation d''achat' à 'neutre', avec un objectif de cours ramené de 100 à 72 francs suisses.

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