Europe: fin de semaine morose, les bancaires à la peine.

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(CercleFinance.com) - Les marchés actions européens ont creusé leurs pertes et terminent mal la semaine, sur fond de baisse du pétrole et d'interrogations croissantes concernant la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed.

Vers 17h15, le Footsie 100 et le BEL 20 (Bruxelles) lâchent respectivement 0,1 et 0,3%, tandis qu'à Zürich le SMI se replie de 0,6%. L'AEX (Amsterdam), le CAC 40 et l'Ibex 35 cèdent quant à eux 0,8, 0,9 et 1%. Plombé par Deutsche Bank, le Dax décroche par ailleurs de 1,4%. Les bancaires pèsent aussi lourdement sur la tendance à Milan, où le Footsie MIB plonge de 2%.

Principal indicateur du jour, les prix à la consommation aux Etats-Unis ont augmenté de 0,2% en août, soit une hausse 2 fois supérieure à celle attendue par les économistes, laquelle intervient après une stagnation entre juin et juillet.

En excluant les éléments volatiles que sont l'énergie et les produits alimentaires, l'indice des prix 'coeur' s'est accru de 0,3%, un chiffre lui aussi supérieur au consensus (+0,2%).

'Une forte accélération des prix pourrait inquiéter certains membres du FOMC et les inciter à monter les taux directeurs', prévenait-on avant cette publication chez Aurel BGC. Celle-ci n'a donc pas eu lieu, mais cette hausse timide de l'inflation pourrait tout de même conforter les 'faucons' de la Fed.

Publié en milieu d'après-midi, l'indice de confiance des consommateurs du Michigan s'est quant à lui maintenu à 89,8 points en première lecture ce mois-ci, contre un consensus à 91,5 points.

Sur le marché des changes, l'euro cède 0,7% face au billet vert à 1,1162, tandis que le baril de Brent recule de 0,9% à 46,2 dollars.

Enfin, concernant l'actualité macroéconomique, Deutsche Bank plonge actuellement de 8,4%, soit la plus mauvaise performance du Dax. Et pour cause : d'après le Wall Street Journal (WSJ), le Département américain de la Justice (DoJ) a proposé de régler les litiges concernant les prêts hypothécaires à l'origine de la crise des 'subprimes' et évoque un montant de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros), ce qui constitue une base - très élevée - de négociation. A comparer avec la capitalisation boursière de Deutsche Bank, soit 17 milliards d'euros environ...

La banque allemande entraîne dans son sillage d'autres grands noms du secteur bancaire en Europe comme Société Générale (-2,6%), le plus mauvais élèves du CAC 40.

A Amsterdam, le titre Unilever cède quant à lui 1%. Toujours selon le Wall Street Journal, le géant de l'agroalimentaire et des cosmétiques lorgnerait Honest Co., la société cofondée par Jessica Alba.

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