Euronext souhaite une "grande clarification" en cas de "Brexit"

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EURONEXT VEUT UNE "GRANDE CLARIFICATION" EN CAS DE "BREXIT"
EURONEXT VEUT UNE "GRANDE CLARIFICATION" EN CAS DE "BREXIT"

PARIS (Reuters) - Londres ne doit pas rester le centre financier de l'économie du continent européen en cas de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a estimé mercredi le directeur général de l'opérateur boursier Euronext.

"Il faudra juste que s'ils décident de sortir de l'Union européenne, alors nous ayons une grande clarification", a estimé Stéphane Boujnah, lors d'un forum organisé pour promouvoir la place de Paris, à deux semaines du référendum organisé par la Grande-Bretagne.

"Aujourd'hui nous vivons une anomalie, qui est que les clients et les entreprises industrielles, les entreprises commerciales, sont sur le continent européen et les banquiers sont à Londres", a observé l'ancien dirigeant de Santander.

"L'épargne des ménages, abondante, est sur le continent européen et une très grande partie des gestionnaires d'actifs est à Londres", a-t-il poursuivi, regrettant qu'en outre 45% du trading effectué sur la devise dominante du continent, l'euro, le soit à partir de Londres.

"Cette sorte d'anomalie offshore ne peut pas résister" à une sortie du Royaume-Uni de l'UE le 23 juin, a-t-il fait valoir, ajoutant qu'il souhaitait ardemment le maintien du pays dans l'Union et qu'un scénario inverse constituerait "un cataclysme" pour le continent.

Stéphane Boujnah a également profité de la tribune qui lui était offerte devant un public d'investisseurs et de dirigeants d'entreprises pour attaquer son grand concurrent, le London Stock Exchange Group qui, en fusionnant avec Deutsche Böerse, risque de le marginaliser en terme de taille.

"La taille peut être un problème", a-t-il concédé avant d'affirmer que la marge d'Euronext était supérieure à celle de son rival et que grâce à cela son groupe constituait "un projet européen qui marche, qui est efficace, qui est plus efficace que nos concurrents".

(Julien Ponthus, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • faites_c il y a 12 mois

    "a-t-il poursuivi, regrettant qu'en outre 45% du trading effectué sur la devise dominante du continent, l'euro, le soit à partir de Londres." Ce monsieur s'est-il opposé d'une quelconque manière à la création de taxes et surtaxes sur les transactions financières? Non alors pourquoi se plaint-il que les financiers soient partis sous des cieux plus cléments? Si Brexit il y a, cela ne profitera en aucune manière à Paris qui est une place morte depuis quelques années grâce aux efforts d'Euronext!!