Euronext: Résultats du troisième trimestre en-deçà des attentes, le titre baisse

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EURONEXT: RÉSULTATS DU TROISIEME TRIMESTRE EN-DEÇÀ DES ATTENTES, LE TITRE BAISSE
EURONEXT: RÉSULTATS DU TROISIEME TRIMESTRE EN-DEÇÀ DES ATTENTES, LE TITRE BAISSE

PARIS (Reuters) - Euronext a fait état mercredi de résultats du troisième trimestre inférieurs aux attentes des analystes financiers, l'opérateur boursier ayant notamment pâti d'une hausse plus marquée que prévu de ses coûts opérationnels.

A la suite de cette publication, le titre de l'exploitant des Bourses d'Amsterdam, de Bruxelles, de Lisbonne et de Paris perd 5,37% à 48,405 euros à 11h23, accusant la deuxième plus forte baisse d'un indice SBF 120, lui même peu changé (-0,19%).

Malgré ce repli, l'action Euronext - qui avait atteint un record en juillet - reste en hausse d'environ 24% depuis le début de l'année contre un gain de quelque 17% pour l'indice regroupant les valeurs européennes liées aux services financiers.

Sous le coup d'un élément exceptionnel de 9,7 millions d'euros, notamment lié à un indemnité de rupture versée à ICE en raison de l'annulation de l'accord dans la compensation des dérivés noué avec l'opérateur américain, le bénéfice net trimestriel, à 38,3 millions d'euros, est resté quasiment inchangé alors que les analystes financiers avaient attendu une hausse.

L'excédent brut d'exploitation (EBE) de la période juillet-septembre a de son côté augmenté de 13,3%, soit moins que prévu, à 69,5 millions tandis que les coûts opérationnels ont de leur côté progressé de 15,2%, à 59,3 milliards, un total supérieur au consensus.

Euronext a notamment expliqué le renchérissement de ses coûts par la poursuite du déploiement de projets informatiques, tels la nouvelle plate-forme de trading Optiq ainsi que la mise en conformité de ses procédures à la nouvelle directive européenne sur les marchés financiers MiFID II.

Le groupe a également invoqué la mise en oeuvre de son programme axé sur la croissance ('Agility for Growth') ainsi que l'intégration des sociétés nouvellement acquises, iBabs, rachetée en juillet 2017, et FastMatch (août 2017).

"Les performances opérationnelles sont légèrement en deçà des attentes (...) nous confirmons notre recommandation conserver", a déclaré Christoph Blieffert, analyste chez Commerzbank.

Ce dernier a également noté que les acteurs de marché prenaient peut-être acte du fait qu'Euronext n'était pas en ce moment aux avant-postes dans la consolidation du secteur, pourtant vu comme le principal vecteur de croissance.

Fin octobre, TMX Group, le propriétaire de la Bourse Toronto, a annoncé le rachat de Trayport, une société de logiciels pour le trading de logiciels, à ICE pour 931 millions de dollars canadiens (630 millions d'euros).

Trayport avait suscité l'intérêt d'Euronext mais l'opérateur européen n'a pas été en mesure de l'emporter.

Le chiffre d'affaires du groupe a augmenté de 14,1% sur le troisième trimestre, à 128,7 millions d'euros tandis que la croissance des volumes quotidiens moyens a été de 19,5%, ces derniers atteignant 6,9 milliards d'euros.

(Blandine Hénault et Benoît Van Overstraeten, édité par Jean-Michel Bélot)


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