Eurobank et Alpha renforceront leur bilan sans argent public

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EUROBANK ET ALPHA BANK N'AURONT PAS BESOIN DE L'AIDE DE L'ETAT GREC
EUROBANK ET ALPHA BANK N'AURONT PAS BESOIN DE L'AIDE DE L'ETAT GREC

ATHENES (Reuters) - Deux des quatre principales banques grecques, Eurobank et Alpha Bank, seront en mesure de répondre à leurs besoins de fonds propres sans aide de l'Etat, les investisseurs ayant manifesté un intérêt soutenu pour leur augmentation de capital, a-t-on appris mercredi de sources au sein de chacun des deux groupes bancaires.

La Banque du Pirée et la Banque nationale de Grèce devraient au contraire solliciter l'aide du fonds public de soutien au secteur financier, lui-même soutenu par les bailleurs de fonds internationaux du pays.

La Banque centrale européenne (BCE) a estimé fin octobre à 14,4 milliards d'euros les besoins de recapitalisation des quatre établissements, un montant qui représente près de cinq fois leur valeur boursière globale.

La recapitalisation annoncée sera la troisième depuis 2013.

L'offre de titres lancée par Eurobank a suscité une demande totale de 2,6 milliards d'euros, supérieure au montant de 2,04 milliards visé, ont dit à Reuters des dirigeants du groupe.

"L'intérêt provient principalement de fonds étrangers, l'offre des investisseurs grecs ayant atteint environ 300 millions d'euros", a dit une source.

Pour Alpha Bank, les livres d'ordres atteignent environ 2,5 milliards, ont dit deux dirigeants de l'établissement à Reuters, pour un montant visé de 1,55 milliard.

La constitution des livres d'ordre de la Banque du Pirée et de la Banque nationale de Grèce se poursuivait mercredi.

Parmi les investisseurs participant à la recapitalisation du secteur bancaire grec figurent la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et la Société financière internationale (IFC), filiale de la Banque mondiale.

La Berd devrait apporter jusqu'à 250 millions, l'IFC jusqu'à 300 millions.

"Nous répondons à une situation de crise temporaire en jouant un rôle de relais pour mobiliser les investisseurs privés", a déclaré à Reuters le directeur exécutif de la Berd, Jean-Marc Peterschmitt. "Nous jouerons un rôle pendant cinq ans en Grèce; au-delà de 2020, nous pensons qu'il n'y aura plus de raison que nous soyons impliqués."

(George Georgiopoulos; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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