EURO2016-Quatre supporters russes en garde à vue à Lille

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    LILLE/MARSEILLE, 15 juin (Reuters) - Quatre supporters 
russes ont été placés en garde à vue à Lille, en marge de l'Euro 
de football, marqué depuis le début par des incidents entre 
hooligans de diverses nationalités. 
    Selon la police, deux d'entre eux ont été interpellés dans 
la nuit de mardi à mercredi en état d'ébriété au volant d'une 
voiture. Les deux autres ont été arrêtés à la suite de bagarres 
avec des supporters anglais mardi soir. 
    Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais ont annoncé 
mardi des mesures de restriction de vente d'alcool pour prévenir 
des débordements, lors de deux matches à haut risque. 
    La Russie rencontrera la Slovaquie mercredi à Lille et 
l'Angleterre jouera contre le Pays de Galles jeudi à Lens, où 
plus de 40.000 supporters britanniques sont attendus. 
    Le préfet du Nord, Michel Lalande, a annoncé la mobilisation 
de 4.000 membres des forces de l'ordre. 
    "Aujourd'hui, la mesure elle est simple : saturer l'espace 
public de policiers de manière à ce qu'il n'y ait pas de place 
possible pour le hooliganisme", a déclaré le ministre des 
Sports, Patrick Kanner, sur RTL.  
    "Ce que nous demandons et ce qu'ont demandé les autorités 
britanniques, c'est que les anglais ne viennent pas sur Lille, 
de manière à éviter tout contact", a-t-il ajouté. "La meilleure 
solution, c'est qu'il n'y ait pas de rencontre entre les deux 
clientèles de supporters."  
    Il a cependant admis que, "quelle que soit la présence des 
forces de police, il peut y avoir des risques".      
    Des affrontements entre hooligans russes et anglais ont fait 
samedi 35 blessés, dont cinq graves, à Marseille, en marge de la 
rencontre Angleterre-Russie. 
    Une quarantaine de supporters russes soupçonnés d'avoir 
participé à ces incidents ont été placés en garde à vue mardi. 
  
    Selon une source proche de l'enquête, 11 d'entre eux, dont 
trois chauffeurs d'autocar et plusieurs femmes, ont été relâchés 
mardi soir peu après leur arrivée à l'hôtel de police de 
Marseille. Trente-deux de ces supporters russes restent en garde 
à vue pour une durée maximale de 48 heures.  
    Les policiers essaient de déterminer leur participation ou 
non aux affrontements, en s'appuyant sur les clichés de presse 
et les enregistrements des caméras de vidéosurveillance. 
    "S'il y a un prochain incident dans un stade, (la Russie) 
sera exclue (), l'UEFA s'est engagée à le faire. Et moi je 
pense que l'UEFA a raison de dire 'ça suffit'", a dit Patrick 
Kanner.  
 
 (Pierre Savary à Lille, avec Gérard Bon et Jean-François 
Rosnoblet à Marseille, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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